La mobilité étudiante nationale

Lorsque l’on parle de la mobilité étudiante, on fait quasi uniquement référence à la mobilité internationale des étudiants, dans le cadre des programmes Erasmus et Erasmus Mundus. C’est oublier que les étudiants ont également une mobilité intra-nationale. Dans le projet que PDE portait pour le CNOUS en 2015, nous avions posé cette problématique.

En 2011-2012, 32 % des étudiants ont suivi un stage dans le cadre de leurs études. Parmi eux, 66 % l’ont effectué dans la région de leur ville d’études. Ce chiffre important témoigne du fait qu’un déménagement peut engendrer des frais importants, réduisant ainsi le champ des possibles dans le cadre d’une recherche de stage. Le choix de celui-ci peut être déterminant dans le parcours professionnel de chacun, il est nécessaire de pallier ce problème.

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Pour cela, nous souhaitons mettre en place une aide ponctuelle permettant de financer un déménagement afin d’encourager la mobilité en France : l’AMI, ou Aide à la Mobilité Interne. Cette aide dont le montant est compris entre 100 € et 580 € prendra en compte le nombre de kilomètres parcourus entre le lieu d’études et le lieu du stage (à partir de 200 km parcourus). Pour le calcul du montant de l’AMI, nous proposons une base de calcul de 0,40 €/km. Une base de 13 échelons a été choisie afin d’éviter un effet de seuil (40 € entre chaque échelon).

 

Cette aide sera basée sur 3 critères :

> Le stage doit durer 6 semaines minimum

En effet, en dessous de cette période, un déménagement complet n’est que rarement effectué et l’étudiant ne restera sur son lieu de stage que partiellement. Les frais de déménagement ne sont donc pas assez importants pour justifier une aide.

> 3 demandes d’AMI maximum sur toute la scolarité

En considérant un cursus master et en sachant qu’un stage n’est pas effectué nécessairement chaque année, cela laisse la possibilité à un étudiant de se déplacer 3 fois en France dans le cadre de son parcours.

> Revenu fiscal des parents de l’année N-2 inférieur à 60 000 euros

Selon les données du ministère, 5 % des étudiants au total effectuent un stage en dehors de leur région d’étude. L’objectif de PDE et ses associations étudiantes indépendantes est de doubler ce chiffre grâce à l’instauration de l’AMI. En considérant donc les 10 % des étudiants répondant aux 3 critères (soient environ 190 000 étudiants) et en pondérant le nombre de kilomètres effectués, la mise en place de l’AMI coûterait 37 millions d’euros par an au CNOUS. Cette dépense est inclue dans le financement envisagé par PDE pour le CNOUS.

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PDE est satisfaite des dispositifs adressés aux étudiants précaires et se réjouit de la concertation annoncée par Mme Valaud-Belkacem

Communiqué de Promotion et Défense des Étudiants (PDE), seule organisation représentative étudiante asyndicale.

PDE était aujourd’hui reçue avec les autres organisations de jeunesse par Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem, Patrick Kanner et Myriam El Khomri pour discuter de l’avancée du dialogue réorienté vers la jeunesse la semaine passée.

 

Avancées sur le dialogue social

Cette consultation des organisations, d’abord construite avec les organisations mobilisées contre la loi travail s’est recentrée sur la jeunesse. PDE regrette que le processus de consultation n’ait ciblé que les organisations mobilisées et non les organisations représentatives en premier lieu, mais salue l’engagement des ministres à ne plus reproduire cette erreur. De plus, PDE soutient la création d’un conseil d’orientation des politiques de jeunesse pour appuyer cette démarche de dialogue.

 

Des mesures importantes

PDE est satisfaite des mesures qui ciblent intelligemment certaines situations d’étudiants en difficulté : notamment l’aide à la recherche du premier emploi pour les boursiers diplômés, la rémunération des apprentis de 16 à 20 ans, la création de places en STS et le droit à la garantie locative.

 

Étudiants salariés et prime d’activité : une réponse est nécessaire

PDE salue l’ouverture aux jeunes du dispositif de prime d’activité (prévu par le Plan National de la Vie Étudiante). Cependant, il est incohérent avec l’investissement dans les études. En effet, l’étudiant doit obtenir un salaire de 890€/mois minimum pour bénéficier de la prime d’activité, ce qui constitue plus de 25h de travail par semaine. Une telle charge de travail nuit gravement à la réussite des études et à la santé de l’étudiant salarié. PDE a donc interpellé les ministres sur la nécessité d’adapter le système de prime d’activité versée aux étudiants, par exemple en mettant en place un dispositif de complément d’activité étudiante.

 

La nécessité d’un engagement sur la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants entendue

L’objectif, en tant qu’étudiants, étant la réussite de nos études et l’obtention d’un emploi (ou la création de notre propre emploi), PDE souhaite que des engagements nationaux chiffrés sur la croissance de la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants soient établis.

Alors que son cabinet confirmait vendredi qu’un tel engagement était possible, Mme Vallaud-Belkacem a confirmé qu’une concertation aurait lieu et que les organisations étudiantes et de jeunesse en feraient partie.

La problématique est d’autant plus importante que le nombre d’étudiants augmente chaque année, pour quasiment atteindre les 3 millions en 2024. De fait, s’engager sur des chiffres de croissance de réussite et d’insertion professionnelle :

  • Correspond directement aux attentes des étudiants envers l’enseignement supérieur ;
  • Prend tout son sens dans le cadre de l’objectif de François Hollande des 60% de diplômés de l’enseignement supérieur parmi une classe d’âge ;
  • Enverrait un signal fort à l’international de par une union des acteurs de l’enseignement supérieur derrière un engagement d’amélioration de la réussite à deux ans de la conférence de Paris sur le processus de Bologne (espace européen d’enseignement supérieur) ;
  • Est une déclinaison logique d’une politique publique basée sur des opérateurs autonomes : l’effort doit être assumé par les établissements, mais aussi par le gouvernement.

 

PDE sera vigilante à ce que les engagements pris dans le cadre précédemment cité soient à la hauteur du besoin des étudiants.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
François GAUDRÉ Vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

PDE s’exprime sur la loi Travail : grande consultation et 3 propositions

La loi Travail fait l’objet de nombreux mouvements, débats, récupérations politiques et plans de communication ces dernières semaines. De fait, même si la loi Travail ne concerne pas spécifiquement les étudiants, même si les organisations étudiantes ne sont pas des acteurs représentatifs pour se positionner sur, par exemple, les accords syndicats-entreprises, le réseau de PDE a souhaité porter une réaction sur cette situation.

PDE lance aujourd’hui une grande consultation citoyenne ouverte à tous (http://www.pde.fr/laloimetravaille, #LaLoiMeTravaille sur les réseaux sociaux). PDE, jusqu’ici silencieuse sur le sujet, propose à tout citoyen français de donner son avis sur les descriptions neutres et objectives des dispositifs proposés par la loi. S’agissant d’un sujet dépassant le cadre étudiant, PDE en publiera les résultats mais ne s’en fera pas porteur auprès du gouvernement.

En revanche, la problématique plus générale du travail étant mise à l’ordre du jour par l’actualité, PDE propose 3 ouvertures au travers de l’enseignement supérieur et de la recherche :

  • des engagements de l’État en termes d’insertion professionnelle et de réussite des étudiants d’ici 2018 (conférence de Paris sur le processus de Bologne), sans quoi l’État devra revenir sur l’objectif des 60% de diplômés d’une classe d’âge de François Hollande ;
  • inscrire le développement de l’entrepreneuriat comme mission de l’enseignement supérieur et la recherche : il faut cesser d’aborder l’employabilité du diplômé mais capter sa capacité à créer de l’activité et donc de l’emploi. Un premier pas serait, par exemple, de créer un incubateur d’entreprises par regroupement d’établissements ;
  • des étudiants entrepreneurs, engagés, actifs doivent avoir les moyens d’étudier et de mener leurs projets : PDE demande donc que, faute de groupes de suivi, un bilan du Plan National de la Vie Étudiante (PNVE) soit effectué et de nouveaux objectifs fixés.

 

Téléchargez notre communiqué de presse :

 PDE - CP Loi Travail

Sélection en master – PDE demande que le décret qui doit être rédigé suive l’avis du Comité de suivi master

Le Conseil d’État s’est prononcé le mercredi 10 février sur la problématique de la sélection au cours du cycle master, en indiquant qu’aucune sélection ne peut être mise en place, tant en master 1 qu’en master 2.

Cette décision se fonde sur la stricte interprétation de l’art. L. 612-6 du code de l’éducation à partir duquel le Conseil d’État rappelle que « l’accès au cycle master ne peut être subordonné au succès à un concours ou à l’examen du dossier du candidat que dans le cadre d’une liste limitative des formations, établie par décret après consultation du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) ».

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PDE salue le plan BU mais de nombreuses lacunes sont à corriger

Le 1er Février, un dossier de presse sur le plan “bibliothèques ouvertes” à été présenté par Najat Vallaud Belkacem et Thierry Mandon. Promotion et Défense des Étudiants salue cette initiative indispensable à la réussite des étudiants. Toutefois des interrogations demeurent concernant certaines mesures. Retrouvez la position de PDE sur ce sujet ainsi que nos propositions dans le communiqué ci-dessous.

 CDP Plan BU

Lettre ouverte à monsieur le Premier Ministre Manuel Valls

Alors que début novembre, le gouvernement annonçait qu’il n’y aurait pas de remise en cause des APL pour les étudiants, un projet de décret de M. le Premier ministre Manuel Valls envisage de modifier les modalités de calcul des APL des jeunes de moins de 25 ans. Ces modifications risquent de se traduire par une baisse des APL pour une grande partie des étudiants salariés.

Promotion et Défense des Étudiants s’exprime dans une lettre ouverte au Premier ministre contre ce projet de décret qui va à l’encontre des engagements du gouvernement sur la sanctuarisation des APL pour les étudiants.

 Lettre ouverte au Premier Ministre

PDE salue la réforme APB mais demande des efforts supplémentaires

La semaine dernière, madame la ministre Najat Vallaud-Belkacem a annoncé conjointement avec Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche, des évolutions de la plateforme Admission Post-Bac concernant principalement les filières dites « sous tension » et l’orientation des futurs bacheliers. Ces annonces ont été discutées hier lors d’une réunion des usagers d’APB et de la DGESIP à laquelle PDE a participé.

Promotion et Défense des Étudiants revient sur certaines des mesures annoncées pour exprimer que si ces évolutions vont dans le bon sens pour l’amélioration de l’orientation des futurs étudiants, elles ne doivent être considérées comme des solutions absolues, et nous ne devons pas faire abstraction des problèmes qui risquent d’apparaître à partir de ces mesures.

 Communiqué de presse

Débordements et agressions en élections étudiantes – PDE demande une réponse appropriée

Chaque année en période d’élections étudiantes, des séries de débordements et d’agressions sont constatées. PDE et ses monodisciplinaires condamnent ces agissements et demandent au ministère et aux établissements de prendre les mesures et sanctions adaptées.
Tout notre soutien va aux élus et responsables associatifs qui continuent à défendre leurs projets et valeurs dans le respect d’autrui malgré ces comportements nuisibles.

Le BNEI, la FENEPSY, l’UNEAP, l’UNEDESEP et l’UNEG réaffirment leur engagement au sein de la structure et les valeurs de PDE

Durant le premier semestre de 2015, des mesures difficiles ont été prises et discutées pour faire face à un contexte budgétaire complexe, deux élections nationales ont eu lieu (CNOUS et CNESER), et une concertation pour le Plan National de Vie Étudiante a été menée. Aujourd’hui, les établissements font face à un réel problème de capacités d’accueil des étudiants en leur sein ; le débat autour du flou juridique sur la sélection en master entraîne des réflexions sur l’orientation et l’insertion professionnelle des étudiants ; la mise en oeuvre de la StraNES suscite déjà des interrogations.

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