Élections CROUS : des résultats encourageants pour le réseau de PDE, mais un système à revoir

Du 14 au 25 novembre se sont déroulées les élections qui déterminent les représentants étudiants en conseil d’administration des CROUS. Les associations du réseau de PDE et leurs monodisciplinaires y ont participé dans la plupart des académies en améliorant leurs résultats, et PDE les en félicite.

PDE ne revendique aucun élu CROUS et a ainsi demandé au CNOUS de ne pas étiqueter les élus de la sorte. D’une part, PDE laisse libre choix aux associations locales de s’investir dans cette démarche de représentation et ne fait que les accompagner. D’autre part, PDE ne souhaite pas de report des voix des élus CROUS de son réseau pour les élections nationales, mais propose un projet aux élus CROUS partageant les mêmes objectifs, que ces derniers sont libres de soutenir ou de rejeter. Il est important de rappeler aux élus et aux CROUS le rôle clef qu’ils ont à jouer en tant qu’acteurs de terrain au local. Ils ont totale légitimité, en tant que grands électeurs pour les élections étudiantes au conseil d’administration du CNOUS, à s’y investir et choisir le projet qu’ils soutiennent.

A de nombreuses reprises, PDE avait interpellé le gouvernement sur la situation inquiétante de la démocratie étudiante, sujette à une très faible participation (en baisse, à 7,5% en 2016) et à un phagocytage du dispositif par les organisations étudiantes. Un tel immobilisme sur la situation est intolérable, et la mise en place d’un dispositif de communication renforcé n’a une fois de plus pas rencontré de succès cette année.

PDE appelle les organisations étudiantes et élus étudiants à un dialogue autour d’un nouveau système de démocratie étudiante autour de deux axes : améliorer la représentativité de nos démarches en élargissant l’accès à la démocratie étudiante et renforcer les outils de représentation dans une démarche de progrès pour la vie étudiante.

Contacts

Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73
François GAUDRE – vice-president@pde.fr – 06 24 87 82 29

Réforme du master : PDE propose un plan d’action en 3 étapes

Retrouvez ici le détail du plan d’action proposé par PDE

Les ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon ont cette année 2016 enclenché un processus de concertation afin d’aboutir sur une réforme du cycle master. Jusqu’à présent, ce cycle est une offre de formation autonome et locale très peu réglementée. Aujourd’hui, de nombreux enjeux se posent du fait de la massification de l’enseignement supérieur : la licence générale n’apporte aucune réponse pour s’insérer dans le monde professionnel et l’offre de formation en master est peu organisée à l’échelle nationale. De fait, de nombreux étudiants validant une licence ou un M1 se retrouvent sans possibilités de poursuite d’études et avec des acquis et diplômes très peu valorisés sur le marché du travail. Promotion et Défense des Étudiants dénonce cette situation qui est aussi intolérable pour l’étudiant qui y investit des années de sa vie que pour l’État qui finance des études sans en garantir la continuité et l’aboutissement à une activité professionnelle cohérente.

PDE appréhende la situation au travers de 5 axes de travail : garantie de la continuité du parcours, plan d’urgence pour l’orientation en second cycle, compatibilité des parcours, périmètre d’application et mobilité et propose un plan d’action en trois temps.

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PDE souhaite à terme voir la continuité du parcours premier – second cycle garantie pour les filières générales et propose une application organisée entre les nouvelles ComUE et le ministère. Pour les étudiants amenés à déménager pour pouvoir poursuivre leurs études dans le second cycle, PDE propose une réponse aux besoins au travers de trois mesures : l’aide à la mobilité, l’accès à l’échelon 0bis pour les étudiants “mutés” non boursiers et l’ARPE mobilité, extension de l’ARPE en cas de mobilité pour accéder à l’emploi.

Contacts presse :

Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr

Proposition de plan d’action de PDE pour la réforme du master

Proposition de plan d’action de PDE pour la réforme du master

Les ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon ont cette année 2016 enclenché un processus de concertation afin d’aboutir sur une réforme du cycle master. Jusqu’à présent, ce cycle est une offre de formation autonome et locale très peu réglementée. Aujourd’hui, de nombreux enjeux se posent du fait de la massification de l’enseignement supérieur : la licence générale n’apporte aucune réponse pour s’insérer dans le monde professionnel et l’offre de formation en master est peu organisée à l’échelle nationale. De fait, de nombreux étudiants validant une licence ou un M1 se retrouvent sans possibilités de poursuite d’études et avec des acquis et diplômes très peu valorisés sur le marché du travail. Promotion et Défense des Étudiants dénonce cette situation qui est aussi intolérable pour l’étudiant qui y investit des années de sa vie que pour l’État qui finance des études sans en garantir la continuité et l’aboutissement à une activité professionnelle cohérente.

En revanche, cette problématique est complexe tant il existe de parcours de masters variés et PDE souhaite que cette richesse soit conservée. Notons par ailleurs que la diversité des parcours n’est pas contradictoire avec la lisibilité du système et PDE se réjouit de voir le cadre national des formations progressivement se mettre en place.

PDE analyse la situation au travers de 5 axes de travail et propose un plan de coordination de l’offre master en 3 étapes :

Axes de travail

1 Garantie de continuité du parcours. L’offre du second cycle est suffisante pour accueillir tous les diplômés du premier cycle en son sein (hors cas particuliers traités plus bas). PDE déplore que les moyens investis (par l’étudiant et par l’Etat) dans la formation du premier cycle puisse parfois ne pas donner suite alors que l’offre est suffisante. PDE souhaite donc que soit mise en place une garantie de continuité du parcours pour les parcours des filières générales, hors cas particuliers des filières dont l’offre du second cycle est sous tension (et qui figurent sur la liste limitative établie par décret du 25 mai). Un étudiant n’étant ainsi pas admis dans un master suite aux démarches qu’il aura pu accomplir obtiendra alors une solution de l’administration s’il la sollicite.

2 Plan d’urgence. Les nombreux étudiants qui rencontrent des problèmes d’accès au master sont aujourd’hui conduits à reporter, annuler leurs projets ou de déposer un recours auprès des tribunaux administratifs. Cette solution n’est viable ni pour les étudiants, ni pour les établissements, ni pour le MENESR. PDE demande donc qu’un point de contact dédié au second cycle pour accompagner les étudiants soit mis en place, et que le riche ensemble des services d’orientation de l’enseignement supérieur soit coordonné en conséquence. Si aucune action n’est mise en oeuvre, PDE se chargera, faute de coordination des acteurs, de saisir l’ensemble des services d’orientation pour chaque étudiant qui la sollicitera.

3 Compatibilité des parcours. La garantie de continuité ne doit pas se faire au détriment de la cohérence du parcours et de l’orientation des étudiants. Aussi, un travail de compatibilité des parcours du premier cycle et du second cycle doit être lancé afin d’établir la liste des ponts entre les parcours de licence et ceux de master. PDE propose que ce travail soit mis sur la table dans le cadre de la réforme du master permettant la continuité entre le premier et le second cycle au sein du nouveau CSLMD. D’autre part, PDE tient à souligner qu’il n’est pas ambitieux, mais ridicule et dangereux de défendre simultanément une offre de formation à l’université uniforme sur tout le territoire pour le premier cycle et un droit d’accès au master au sein du même établissement : une telle démarche détruirait la richesse de l’offre de master, conduirait à des orientations incohérentes et n’est tout simplement pas envisageable du point de vue budgétaire.

4 Administration en charge de l’application de la garantie et territoire. Si la garantie de continuité du parcours est inscrite dans la loi pour le second cycle, elle implique qu’une administration la prenne en charge, ce qui implique un périmètre restreint au territoire associé à l’administration (département, région, site, ville, ComUE, établissement …). Les discussions font souvent revenir les nouvelles régions académiques sur la table, mais PDE note que les services déconcentrés sont aujourd’hui trop éloignés de l’enseignement supérieur pour prendre en charge cette mission. PDE propose que les regroupements d’établissements créés par la loi 2013 (ComUE et universités fusionnées) soient en charge de la mise en œuvre de cette garantie, sous réserve d’une offre de master suffisante (certains regroupements n’ont pas l’offre de master suffisante dans certains domaines). Un travail devra être mis en place entre ces regroupements et le ministère afin d’identifier les cas problématiques pour lesquels PDE propose que la gestion soit centralisée à l’échelle du ministère.

5 Mobilité. Un étudiant saisissant son regroupement d’établissement pour faire valoir la garantie de continuité de parcours pourrait par exemple être conduit à devoir déménager de La Rochelle à Orléans, occasionnant d’une part des frais exceptionnels et d’autre part une potentielle perte d’autonomie. PDE demande que soient mis en place des dispositifs palliatifs adaptés et propose trois mesures :

5A- La mise en place d’une aide à la mobilité interne automatiquement octroyée lors d’un changement de ville pour l’étudiant accédant au master et ouverte aux étudiants effectuant des stages conséquents dans d’autres villes. PDE proposait une telle aide au Cnous en 2015 du fait de l’importante mobilité au sein d’une même région au détriment de la mobilité interrégions. Proportionnelle à la distance du déménagement nécessaire, cette aide variant de 100€ à 580€ pourrait concerner 190000 étudiants et coûterait moins de 40M€ à l’Etat chaque année (voir ici pour plus de détails) ;

5B- Pour compenser une perte de soutien notamment dans le cas d’étudiants non boursiers vivant chez leurs parents amenés à déménager et financer un logement, PDE propose que ces étudiants puissent devenir boursiers de rang 0 bis auprès des Crous (coût : 12M€, basé sur les chiffres SIES/MENESR et Céreq pour la mobilité interrégions, peut concerner jusqu’à 12000 étudiants) ;

5C- La mobilité dans le cadre du master impacte également l’étape d’insertion dans la vie professionnelle. Pour rentrer dans sa ville d’origine ou déménager dans la ville du futur emploi, PDE propose la mise en place d’une aide ARPE mobilité basée sur l’aide à la mobilité interne (coût potentiel : 4M€ si réservé aux mobilités liées au master, 9M€ si élargi à l’ensemble du public de l’ARPE).

Plan de coordination de l’offre de masters

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PDE propose un plan d’action en trois étapes. Soulignant l’urgence d’une réforme et l’anticipation des vagues d’admission 2017, PDE insiste sur la nécessité d’une première action rapide de travail de texte et d’action d’orientation. A moyen terme, PDE souhaite voir émerger des travaux de fond sur le recensement et la compatibilité des parcours. Enfin, la rentrée 2017 serait le moment de mise en application de la réforme, de l’aboutissement des travaux du CSLMD et du lancement de travaux spécifiques aux filières sous tension.

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Des défis encore importants restent à relever pour le RU selon PDE

Le CA du CNOUS, qui s’est déroulé ce matin, a acté le gel du ticket RU voulu par le Gouvernement. PDE salue cette mesure, dans un contexte économique difficile, mais ayant une inflation nulle, qui apparaît finalement comme s’imposer d’elle même. Cependant, PDE s’inquiète du devenir de la restauration universitaire.

La restauration universitaire dite traditionnelle s’essouffle et perd en fréquentation (-2% chaque année). Cette restauration étant subventionnée par l’État par le réseau des œuvres à hauteur de 2 euros par repas environ, elle est menacée de disparaître et donc de priver des centaines de milliers d’étudiants d’un repas équilibré par jour. Pour contrer ce phénomène, le réseau des oeuvres universitaires et scolaires a mis en place une restauration plus variée avec l’apparition de cafétérias et de food truck. Cette alimentation permet de toucher un public plus large, mais elle est souvent peu équilibrée et plus chère qu’un repas subventionné.
L’importance du maintien de la restauration universitaire traditionnelle est évidente, mais la qualité des repas doit être améliorée pour permettre un regain de fréquentation et de pérenniser ce système. PDE souhaite que les produits servis dans les restaurants universitaires proviennent des filières courtes, permettant ainsi de proposer une meilleure qualité des aliments utilisés. L’approvisionnement par des filières courtes permettra de diminuer les coûts de transport et contribue à économiser les ressources non renouvelables. De plus, une grande partie des plats servis sont réalisés sur place. PDE souhaite aussi apparaître une formation continue obligatoire des chefs cuisiniers de chaque restaurant universitaire afin de maintenir une qualité et une originalité des plats proposés. La qualité des repas a un impact important sur le bien-être et la santé des étudiants. Le PNVE a proposé des mesures allant dans ce sens et PDE sera attentif à l’amélioration de la qualité dans les restaurants universitaires.

Un autre point d’amélioration, outre la qualité de la restauration, est celui de la fluidité du public dans les restaurants universitaires. En effet, ceux-ci accueillent souvent la majorité des étudiants du campus sur une plage horaire très restreinte, occasionnant de longues files d’attente alors que les étudiants ont souvent peu de temps pour déjeuner le midi. L’accord-cadre entre le CNOUS et la CPU, renouvelé récemment, prévoit un aménagement des emplois du temps pour permettre un étalement de l’arrivée des étudiants. Or, dans bons nombres de cas, cet aménagement n’a pas lieu. PDE demande donc pour la rentrée 2016 que l’aménagement des emplois du temps soit effectif pour la totalité des établissements de l’enseignement supérieur.

PDE salue le gel du prix du ticket RU. Cependant, cette annonce ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt de problématiques à laquelle la restauration étudiante fait face et PDE sera vigilant aux solutions proposées par le ministère.

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Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
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Le ministère stoppe net l’expérimentation CCI : PDE rejette cette incohérence politique

Le 22 avril 2016, Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, avait annoncé la mise en place d’une phase d’expérimentation du Contrôle Continu Intégral (CCI). Cette expérimentation devait se dérouler dans plusieurs universités volontaires à partir de la rentrée 2016. Jeudi dernier, les membres du Comité de suivi licence et du Comité de suivi master ont été étonnés de constater que l’arrêté encadrant les conditions de cette expérimentation, qui devait être présenté lors de la prochaine séance du CNESER le 11 juillet prochain, avait été purement et simplement supprimé de l’ordre du jour de cette séance.

Promotion et Défense des Étudiants dénonce ce retrait et l’absence de débat possible au sein du CNESER qui en découle. Il est inadmissible que le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ait retiré ce point des débats, mais surtout qu’il l’ait fait sans en informer les organisations représentatives ni fourni de justification quant à cette décision. Nous n’acceptons pas ce manque de considération envers les étudiants, enseignants et organisations qui se sont impliqués dans la préparation de cette expérimentation, preuve des possibilités d’évolution pédagogique de notre système.

Nous tenons à rappeler qu’il s’agit d’une phase d’expérimentation, en aucun cas d’une modification définitive des modalités d’évaluation des connaissances. Cette phase d’expérimentation aurait permis d’évaluer la pertinence de l’évaluation par contrôle continu intégral, laissant par la suite le choix aux composantes d’universités de décider au sein de leur conseil si cela aurait été appliqué ou non. Les étudiants auraient été en mesure de s’exprimer au travers de leurs représentants dans ces conseils sur les modalités d’évaluation qu’ils souhaitent, assurant ainsi une décision démocratique.

PDE condamne le manque de courage politique dont fait preuve le ministère. Un tel immobilisme dans les réformes n’est pas à l’avantage de l’enseignement supérieur ni des étudiants et ne permettra pas de réaliser des objectifs ambitieux tels que ceux de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES). Ce retrait démontre, une fois de plus, l’inadéquation et le manque de cohérence entre les objectifs fixés pour l’enseignement supérieur et les moyens mis à disposition des établissements par le ministère.

PDE demande fermement que ce projet d’arrêté soit remis à l’ordre du jour de la prochaine séance du CNESER afin que puissent s’exprimer les différentes organisations y siégeant, et qu’ainsi soient respectés le débat démocratique, l’avis des organisations membres du CNESER et le dialogue avec le monde académique.

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Tribunal administratif de Bordeaux

PDE s’inquiète sur l’avenir de la procédure d’admission post bac

Dans une décision rendue le 16 juin dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé une décision de refus d’inscription post-bac en filière STAPS concernant un étudiant de l’Université de Bordeaux. Ce refus découlait d’un tirage au sort par voie électronique, méthode utilisée pour départager les étudiants dans les filières à capacité d’accueil limitée.

Ce jugement statue que, le tirage au sort n’étant pas prévu dans l’Art. L612-3 du Code de l’éducation, il est illégal en tant que procédure d’admission ou de refus des étudiants. La sélection à l’entrée de l’université étant interdite sur dossier, également en vertu de l’art. 612-3, il n’existe actuellement plus aucun dispositif permettant une régulation des flux pour ne pas dépasser les capacités d’accueil des établissements dans les filières sous tension avec le risque de voir au cours des rentrées prochaines des amphithéatres surpeuplés et des conditions d’études inacceptables.

De plus, ce jugement met en évidence un manque au sein de la procédure APB, le tirage au sort ayant été mis en place sans sécurisation réglementaire, simplement par une mention dans les informations générales concernant Admission Post-Bac. Cette décision met en péril toutes les décisions programmées et prévue par l’algorithme précédemment publié : c’est l’avenir de la plateforme de la répartition des étudiants dans les établissements de l’enseignement supérieur et leur orientation qui est en jeu.

Par ailleurs, PDE tient à rappeler la nécessaire prise en compte d’une approche cohérente et pragmatique quant à l’admission des primo-étudiants afin de permettre une réelle régulation des flux, notamment dans les filières “sous-tension” comme celles de psychologie, droit, STAPS ou PACES. De très nombreux facteurs spécifiques à chaque filière entrent en compte dans l’entrée à l’université comme l’accès limité aux stages ainsi qu’à un nombre de places en master cohérent avec le nombre de licenciés ou le monde socio-économique, ces deux nombres étant trop peu souvent en adéquation d’où la nécessité d’une approche pragmatique et non sélective à la régulation des flux.

PDE souhaite qu’une réunion entre les différents acteurs d’Admission Post-Bac ait lieu rapidement pour pouvoir dégager rapidement des pistes d’actions en faveur des étudiants. De plus, le ministère doit rapidement résoudre le “vide juridique” pour sécuriser juridiquement les choix de la plateforme lors de la prochaine session qui aura lieu début 2017. Il s’agit d’éviter un surpeuplement des filières universitaires sous tension qui serait préjudiciable pour les conditions d’études des étudiants.

Enfin, PDE et ses monodisciplinaires tiennent à rappeler leur rejet de la sélection à l’entrée de l’université, même cantonnée à de simples prérequis, que ce soit pour des licences dites simples ou des parcours différenciés. Ces parcours, comme par exemple les doubles-licences, ne doivent aujourd’hui pas se généraliser si l’on souhaite éviter un accroissement d’une sélection dissimulée à l’entrée de l’université.

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Rétropédalage de l’État : le budget de l’enseignement supérieur et la recherche ne doit pas servir à pallier les imprévus !

Un projet de décret d’avance budgétaire prévoit de financer des « dépenses urgentes » de l’État à hauteur de 1,122 Md€ de crédits. 256M€ de ces crédits, soit plus de 20% du total, seraient ainsi pris au budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Pourtant, on constate, notamment du fait de la hausse importante des effectifs étudiants (335.000 étudiants supplémentaires attendus entre 2014 et 2024, 65.000 supplémentaires à la rentrée 2015), un besoin de financement croissant pour permettre à tous les étudiants un accès à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions : rémunération des enseignants, salles et matériels pédagogiques de qualité, remédier aux vieillissement des locaux.

Dans ce contexte, des engagements ont été pris par les pouvoirs publics pour la rentrée 2015, et notamment la sanctuarisation des budgets de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un acquis que saluait Promotion et Défense des Étudiants, au regard des économies réalisées sur les autres budgets de l’Etat. Suite au vote du budget 2016, une hausse sensible de 165M€ (équivalent au budget d’une université de taille moyenne) était mise en avant par l’État, répondant en partie aux évolutions naturelles du nombre d’étudiants.

Aujourd’hui, cet effort est totalement remis en question par une annulation supérieure à la hausse votée en 2016 : on parle donc de baisser le budget de l’enseignement supérieur alors que les étudiants y sont de plus en plus nombreux.

Le président de la République François Hollande souhaitait faire de la jeunesse sa priorité : le gouvernement doit tenir ses engagements financiers en conséquence et investir dans l’enseignement supérieur pour accueillir des étudiants dont les effectifs sont en hausse.

PDE demande à Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, de revenir sur cette coupe budgétaire.

 

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Préserver le budget ou investir pour la réussite des étudiants : pour PDE, la balle est dans le camp de l’État

En réponse à un courrier de Jean-Loup Salzmann[i], président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université), le président de la République François Hollande s’engage[ii] à « prescrire le moment venu » les ajustements budgétaires nécessaires pour faire face à l’accroissement des effectifs étudiants. Si l’aide à la recherche du premier emploi (sujet du courrier) est un dispositif satisfaisant, la situation actuelle du monde universitaire est inquiétante et PDE appelle l’État à prendre un certain nombre d’engagements.

« L’objectif de François Hollande de diplômer 60% d’une classe d’âge ne doit pas se réduire à une simple prévision démographique. »

Réussite. Les effectifs étudiants sont en hausse d’année en année mais aucun ajustement n’a pour l’instant été annoncé par le gouvernement. Si l’objectif de François Hollande de diplômer 60% d’une classe d’âge est louable, il ne doit ni se réduire à une simple prévision démographique, ni se faire au détriment de la réussite des étudiants bénéficiant d’un encadrement en baisse. L’État doit non seulement garantir une place dans l’enseignement supérieur à chaque étudiant, mais aussi oeuvrer en faveur de sa réussite : la hausse des effectifs qui menace cette réussite doit être prise en charge.

« L’investissement dans l’enseignement supérieur finance aujourd’hui massivement l’échec au détriment des étudiants et de l’État »

Licence. L’échec en licence générale est très préoccupant. Malgré le lancement d’un plan réussite en licence en 2007, la réussite en 3 ans de la licence reste en-dessous des 30% et seuls 42% des néo-bacheliers en L1 passent en L2[iii]. Cette situation a un impact financier non négligeable : les 28% de néo-bacheliers qui sortent du circuit après une première année de licence représentent 350 millions d’euros investis par l’État[iv]. Or, ces 350 millions d’euros correspondent approximativement au coût de 3 ans de licence pour 15 000 étudiants (ce qui constituerait une augmentation de 10% de la réussite de Licence en 3 ans). PDE s’interroge sur les objectifs de réussite fixés par l’État, notamment pour la licence (30% d’obtention de la licence en 3 ans pour 2017[v]). L’investissement dans l’enseignement supérieur est une nécessité pour l’avenir du pays, mais il finance aujourd’hui massivement l’échec au détriment des étudiants et de l’État.

« L’État doit s’engager à sortir le monde universitaire de son asphyxie actuelle »

Engagements. L’État doit par conséquent s’engager, dès cette année, à sortir le monde universitaire de son asphyxie actuelle. D’une part, PDE demande à ce que des objectifs ambitieux soient fixés sur les indicateurs de réussite et d’insertion des étudiants et d’autre part, que des investissements clés soient réalisés. Pour améliorer l’orientation, PDE suggère d’améliorer la formation des enseignants du second degré et de mettre en place des dispositifs comme les tests d’orientation non sélectifs ou la généralisation du semestre rebond en première année. Pour améliorer la réussite, PDE propose d’investir massivement dans le contrôle continu (adapté aux filières) et l’encadrement des étudiants en groupes moins larges.

 

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[i] http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2016/04/160411-courrier-PR-premier-emploi.pdf
[ii] http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2016/04/Courrier-r%C3%A9ponse.pdf
[iii] Chiffres de 2012. Source : MESR-DGESIP-DGRI-SIES / Système d’information SISE
[iv] Basé sur la promotion de néo-bacheliers de 2010 dont 28% sont sortis de licence après la première année. Les calculs prennent comme référence un coût de l’étudiant à l’université de 8000€ par an selon l’Observatoire des universités et des écoles du cabinet KPMG de 2012
[v] Cible fixée par le PLF2016 pour 2017 pour la MIRES

« Un engagement national sur la croissance de la réussite des étudiants est possible » suite aux propositions de PDE

PDE (Promotion et Défense des Étudiants, organisation représentative étudiante asyndicale) a été reçue aujourd’hui par le directeur de cabinet de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, Bertrand Lejeune, et Jean-Baptiste Prevost, conseiller affaires sociales et vie étudiante de la ministre, afin d’avancer les discussions en cours sur l’insertion et la réussite des jeunes.

Réussite et insertion professionnelle des étudiants

PDE propose aux ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon de réunir l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour définir des engagements de croissance sur la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants. En effet, le nombre d’étudiants étant en forte croissance (2,6 millions aujourd’hui, près de 3 millions prévus pour 2024) et les moyens n’évoluant pas en proportions égales, PDE s’inquiète de l’impact de cette hausse du nombre d’étudiants sur le niveau du diplôme obtenu et la qualité de l’enseignement.

PDE propose cette concertation afin qu’un effort collectif soit effectué, par des actions spécifiques (par exemple sur le fort taux d’échec en licence) et en fixant des objectifs à l’échelle des établissements. Une union nationale derrière ces engagements enverrait par ailleurs un signal fort à l’international sur l’investissement de la France dans l’enseignement supérieur, à deux ans de la conférence de Paris sur le processus de Bologne (espace européen d’enseignement supérieur).

Selon le cabinet de la ministre, « un engagement est possible » une fois les dispositifs techniques d’une telle mesure établis (suivi des indicateurs, contractualisation avec les établissements, plans d’action spécifiques…).

PDE a également proposé des mesures sur l’orientation des futurs bacheliers et étudiants, comme notamment un pilotage commun entre les régions, regroupements d’établissements et académies.

Entrepreuneuriat

A l’heure où la question de l’emploi est en plein débat, PDE préconise le développement de la culture entrepreneuriale au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd’hui, le diplômé est davantage perçu comme un futur salarié qu’un potentiel créateur d’activité et d’emploi.

Aussi, PDE propose de créer ou rattacher des incubateurs dans chaque regroupement d’établissements et d’inscrire le développement de la culture entrepreneuriale comme une de leurs missions dans le code de l’Éducation (pour élargir le plan PEPITE).

Aides sociales

Selon une étude de l’INSEE, 1 étudiant sur 2 exerce une activité salariée. Toujours selon l’INSEE, une activité supérieure à 15h hebdomadaires nuit drastiquement aux chances de réussite de l’étudiant (1 sur 4 concerné).

PDE souhaite que l’attention du gouvernement soit portée sur ces étudiants qui travaillent pour financer leurs études et en particulier à deux niveaux :
– La prime d’activité accordée aux étudiants est source d’inégalités et incohérente avec la poursuite d’études (il faut percevoir un salaire de plus de 890€/mois pour la toucher et donc travailler plus de 20h par semaine). PDE souhaite que l’enveloppe allouée à la prime d’activité soit fléchée différemment, par exemple en complément d’activité ;
– Le développement de l’emploi étudiant au sein des établissements, par l’exonération des charges payées par l’établissement.

PDE sera reçu par les ministres à Matignon lundi pour porter ces propositions.

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