Elections CROUS : faux et usage de faux sur Lille

Hier, lors de la deuxième commission électorale consultative de préparation des élections étudiantes au Conseil d’Administration du CROUS de Lille, une candidate de la liste déposée par l’UNEF a fait état d’imitation de sa signature sur un des documents officiels de dépôt.
Voici le déroulé des faits qui a été remonté par les associations étudiantes de l’académie de Lille proposant un projet pour les élections CROUS du 24 novembre :

Lors de la dernière Commission Electorale Consultative (CEC), une candidate, dont nous avons voulu préserver l’anonymat, présente sur la liste UNEF (Union Nationale des Etudiants de France) s’est déplacée pour expliquer que sa présence sur cette liste ne répond pas aux critères en vigueur.
Elle a déclaré avoir bien signé une déclaration de candidature individuelle, mais jamais la liste récapitulative avec les noms des 14 candidats. Elle dénonce un manque de communication de la part de l’organisation puisqu’elle n’avait pas connaissance de sa place sur la liste, mais également le fait que les représentants de l’UNEF ont imité sa signature pour finaliser cette candidature. Suite à cet échange, la CEC a émis des réserves sur la liste portée par l’UNEF, sans l’invalider.
Après son témoignage, la candidate a envoyé un courrier recommandé avec accusé de réception, ainsi qu’un mail, ou elle relate précisément les faits au Directeur du CROUS de Lille, M. Emmanuel PARISIS et à Monsieur le Recteur de l’Académie de Lille, M. Luc JOHANN. 

Dans un contexte déjà sous tension d’une démocratie étudiante bancale où la participation étudiante est très faible et les débordements connus et systématiques, PDE demande à Monsieur le Recteur de l’Académie de Lille, M. Luc Johann, d’invalider la liste de l’UNEF.

D’une part, la réglementation n’a pas été respectée puisque la candidate n’a pas signé la liste avec l’ensemble des candidats et qu’un représentant de l’UNEF a, fait bien plus grave, fait usage de faux. Pour PDE, il s’agit d’éléments qui nuisent à la démocratie étudiante et
les tolérer en réduit la légitimité. D’autre part, accepter des représentants qui font preuve de tels agissements au sein du CA du CROUS représente tout simplement un réel danger et dégagent une image particulièrement dévalorisante pour l’académie de Lille. PDE invite le rectorat à prendre en considération ces éléments avec attention.

Si, malgré tous les éléments qui pointent des agissements intolérables et des écarts à la réglementation, cette liste n’est pas invalidée, PDE déposera un recours au tribunal administratif afin d’aboutir cette démarche. PDE tient cependant à rappeler que le tribunal administratif, reconnaissant cette situation, ne pourra qu’enclencher un nouveau cycle électoral pour les élections étudiantes au CROUS de Lille.

Enfin, dans l’optique d’améliorer la démocratie étudiante et d’en assainir les élections, PDE joint à ce communiqué une charte de bonne conduite en élections à destination de toute liste candidate aux élections étudiantes, qui, signée, engage les signataires à respecter et promouvoir le cadre et les acteurs de la démocratie étudiante. PDE encourage tous les acteurs de la vie étudiante à s’en saisir et poursuivre leurs démarches d’engagement et de construction de projets pour la communauté universitaire et scolaire.

 Charte de bonne conduite en élections

Contacts

Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73
François GAUDRE – vice-president@pde.fr – 06 24 87 82 29

Crous 2016

Au cours des deux semaines à venir se dérouleront les élections des représentants étudiants au sein des conseils d’administration de chaque Crous.

Voter pour les élections étudiantes des Crous, c’est s’impliquer dans la vie étudiante de sa région, promouvoir le développement et l’amélioration des services et missions des Crous.

Concernant la date des élections dans votre académie, ainsi que les lieux des bureaux de vote, renseignez-vous sur le site internet du Crous de votre région. Pour être en mesure de voter ce jour là, vous devrez être en possession de votre carte d’étudiant.





PDE salue l’augmentation du budget de l’ESR mais dénonce un manque d’investissement

Le 7 Juillet 2016, Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, a annoncé lors du débat d’orientation budgétaire sur les finances publiques, une augmentation de 850 millions d’euros pour le budget 2017 de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. PDE salue cette augmentation significative du budget mais tient à préciser qu’elle se constitue en partie de mesures déjà actées ou des subventions que le ministère s’est décidé à financer.

Premièrement, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, qui va s’effectuer en deux temps, va coûter environ 130 millions d’euros supplémentaires aux établissements dans leur dépenses allouées au personnel. Deuxièmement, le PPCR[1]  demandera lui aussi un allongement d’enveloppe d’environ 130 millions d’euros. Troisièmement, le GVT[2]  et le CAS[3] pension sont des sommes difficilement évaluables  car changeantes d’une année sur l’autre.

Néanmoins, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU) a chiffré le GVT à 40 millions d’euros et l’effort supplémentaire à faire sur le CAS pension et d’autres aides à environ 350 millions d’euros. Quatrièmement, le coût de la création des 25 000 bourses reviendrait à augmenter par an de 25 millions d’euros  l’enveloppe dédiée aux bourses sur critères sociaux. Cinquièmement, l’annonce de la création de 1 000 emplois dans l’enseignement supérieur, faite par Thierry Mandon lors du débat sur le projet de loi de finances, a été chiffrée à environ 60 millions d’euros par an. Dernièrement, les différentes annonces du Gouvernement (gel du prix du ticket RU, des frais d’inscription et de la cotisation au régime de sécurité sociale étudiante) ont un coût global pour cette année d’environ 10 millions d’euros.

Lorsque toutes ces dépenses, issues d’annonces gouvernementales, sont additionnées, la part restante pour l’accueil des étudiants est d’environ 100 millions d’euros. Or, en prenant en compte qu’une dotation de 8 000 euros par an[4] est nécessaire pour accueillir un étudiant dans l’enseignement supérieur, cette somme ne couvrirait que l’accueil de 12 500 étudiants, alors que 35 000 étudiants supplémentaires sont entrés à l’université en 2015[5] et que les budgets des années précédentes ont stagné.

Le gouvernement, par cet effet d’annonce, veut faire croire à un geste fort. Il n’en est rien. La communication ainsi faite est une simple réponse aux différentes annonces gouvernementales et ne pourra pas compenser le choc démographique que connaissent actuellement nos établissements.

PDE constate un réel manque d’investissement dans l’enseignement supérieur. Pourtant, les enjeux en termes de capacités d’accueil, de patrimoine immobilier et d’évolution des pratiques pédagogiques deviennent critiques et les débats rappellent quotidiennement qu’investir dans l’enseignement supérieur figure parmi les meilleurs choix pour l’avenir. Le gouvernement aurait-il oublié les objectifs stratégiques qu’il s’est lui-même fixés[6] ?

 

Contacts presse :

 

Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr

François GAUDRE, vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

Valentin QUESNEAU, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

 

[1] Parcours professionnels, carrières et rémunérations

[2] Glissement Vieillesse Technicité

[3] Compte d’allocation spécial

[4] Moyenne provenant de l’observatoire des universités et des écoles, KPMG

[5] Note flash MENESR-SIES N°6 – mai 2016

[6] Rapport de la stratégie pour l’enseignement supérieur qui fixe une série d’objectifs, dont un budget pour l’enseignement supérieur de 2% du PIB, soit 0,5% de plus qu’aujourd’hui