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Pour PDE, l’accès libre à l’enseignement supérieur est la base d’une réforme qui va dans le sens des étudiants

Ce jeudi 18 octobre, M. Daniel FILÂTRE, recteur de l’académie de Versailles et rapporteur général de la concertation autour de la réforme visant à améliorer la réussite des étudiants en 1er cycle de l’enseignement supérieur, a remis son rapport à Mme la ministre Frédérique VIDAL. PDE, qui conteste encore le tirage au sort auprès du Conseil d’État, se félicite du respect des engagements du gouvernement dans la volonté d’en sortir.

PDE salue les travaux effectués : le rapport de restitution est fidèle aux échanges de la concertation. Il relate en effet à la fois les consensus et les divergences exprimées lors des groupes de travail. PDE note cependant la lourdeur du dispositif mis en place et propose qu’à l’avenir, des expérimentations d’innovation sur le dialogue social soient mises en place pour améliorer l’efficacité des échanges.

PDE souhaite souhaite dissocier du reste de la concertation le sujet de l’accès à l’enseignement supérieur pour lequel il défend l’accès libre pour les jeunes. Les jeunes doivent avoir le dernier mot sur leurs choix d’orientation. La proposition de prérequis dits prescriptifs qui, s’ils dénoncent une situation intolérable d’échec massif en premier cycle, constituent néanmoins un véritable recul pour la France autant que pour les étudiants. En effet, ils actent à la fois l’échec du système éducatif à donner les moyens aux bacheliers d’accéder aux études supérieures et l’échec de l’enseignement supérieur à fournir l’accompagnement aux profils les plus fragiles PDE rappelle sa proposition de remplacer le tirage au sort par des critères caractérisant les besoins pédagogiques des candidats, tout en respectant leurs choix de domaine d’études. La France forme parmi les meilleurs profils scolaires, mais aussi les profils les plus modestes. La meilleure réponse à apporter est de prendre en compte les besoins de ceux les plus en difficulté au travers d’un encadrement renforcé, et non pas d’un système à deux vitesses comme celui de la sélection par prérequis. Il existe donc bien des alternatives, à la fois au tirage au sort, et à la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur.

Au-delà de l’accès à l’enseignement supérieur, PDE se réjouit des propositions concrètes pour l’orientation des jeunes, la vie étudiante et la diversification des formations. En revanche, PDE prend acte d’efforts supplémentaires à fournir sur plusieurs aspects :

  • Le parcours avenir, trop légèrement présent dans les établissements scolaires, ne constitue pas une base suffisante pour construire un véritable accompagnement humain permettant l’orientation des lycéens ;
  • Les financements proposés dans le PLF2018 et la réforme restent trop faibles pour accompagner la hausse de la démographie étudiante ;
  • Les mesures proposées pour lutter contre la précarité étudiante (simplification, statut d’étudiant salarié, valorisation du cadre de l’emploi étudiant) n’apporteront pas de sortie de la précarité (notamment les 200000 étudiants travaillant plus d’un mi-temps à côté de leurs études), mais uniquement une légère amélioration des conditions de vie.

Contacts presse :
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr

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PDE lance son enquête sur la précarité énergétique

Selon la dernière enquête nationale, menée par l’ONPE (Observatoire National de la Précarité Énergétique), plus de 3,8 millions de ménages ont souffert de précarité énergétique dans leur logement, soit 14 % des ménages français (Insee). Parmi eux, 16,4 % ont connu des difficultés à payer leur loyer ou leurs charges au cours des douze derniers mois, et seulement 4,31 % ont actuellement un impayé de loyer ou de charges.

Notons que ne sont pas pris en compte dans cette enquête deux catégories socio-économiques : les personnes ne disposant pas d’un domicile fixe et les étudiants.
La définition de la précarité énergétique repose sur le principe que toute personne qui dépense plus de 10 % de son revenu disponible au paiement de ses factures d’énergie pour obtenir un niveau approprié de chaleur, compte tenu des caractéristiques de son logement et du nombre d’occupants, est en précarité énergétique avérée.

Des dispositifs sont proposés pour remédier à cette situation, notamment le Chèque Énergie, actuellement testé sur 3 départements.
Le bémol de ce procédé réside dans son système d’accès : il faut disposer d’un numéro fiscal pour y être éligible. Ce n’est pas le cas de la plupart des étudiants, qui sont encore rattachés au foyer fiscal de leurs parents. Le chèque n’étant valable que pour le foyer, les étudiants n’y ont donc en majorité pas accès.

PDE lance donc une enquête nationale concernant la précarité énergétique dans la population étudiante afin de porter à la connaissance du Ministère de la Transition Écologique et Solidaire ces données, dans le but de rendre le Chèque Énergie accessible aux étudiants.

Contacts presse :
Marine DUMENY – marine.dumeny@pde.fr – 06 12 14 00 72 – Déléguée générale au soutien des structures locales, en charge de l’enquête
Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73 – Président de PDE

 

PDE salue et surveillera la hausse du budget de l’enseignement supérieur

Ce jeudi 14 septembre, la ministre Frédérique Vidal a annoncé une hausse de 700 millions d’euros du budget de l’enseignement supérieur. PDE défend un investissement dans l’enseignement supérieur à la mesure de la croissance annuelle du nombre d’étudiants et salue cette annonce.

PDE appelle cependant à la mesure et restera vigilante. En effet, cette hausse du budget vient également compenser et financer des effets ou annonces déjà accomplis : augmentation du financement de l’ANR et des laboratoires, financement de l’aide à la mobilité en master, gel du ticket RU et des frais d’inscription, exonérations de frais d’inscriptions supplémentaires liées à la démographie étudiante, plan d’urgence pour la filière STAPS, compensations du GVT, PPCR, CAS pension, etc.

PDE rappelle que l’investissement dans une année d’études est en moyenne de 11600€ et qu’un montant de 400 millions d’euros est en conséquence attendu pour accompagner la rentrée des 40000 étudiants supplémentaires de 2017. En 2016, la hausse du budget avait été insuffisante en la matière, alors qu’elle était inexistante les années précédentes.

PDE salue donc l’engagement du gouvernement pour l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation tout en restant vigilante au montant réel qui sera investi pour faire face à la hausse des effectifs. PDE veillera également à ce que la réforme du premier cycle en cours de construction bénéficie des financements dont elle aura besoin.

Contacts presse

Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73 – Président de PDE

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APB – PDE propose un nouvel algorithme basé sur l’orientation et l’encadrement des jeunes

Jointe à ce communiqué : plan de réussite en 1er cycle de PDE contenant le nouvel algorithme. Plan réussite PDE 2017

Alors que la 2e étape de la concertation sociale autour d’APB et de la réussite des étudiant·e·s en premier cycle commence, Promotion et Défense des Étudiants dévoile ses propositions pour l’orientation des lycéen·e·s et la réussite des étudiant·e·s en premier cycle. PDE s’était opposée en mai en contestant le tirage au sort en justice et entend aujourd’hui aller au bout de sa démarche en proposant une alternative au tirage au sort et à la sélection à l’entrée de l’université.

PDE propose ainsi au gouvernement et à l’ensemble de la communauté universitaire un plan d’actions concrètes en cohérence les unes avec les autres pour sortir de la situation de crise autour du tirage au sort :

  • Création de classes d’orientation au lycée ;
  • Intégration d’APB à une plateforme d’orientation déployée dès la seconde ;
  • Nouvel algorithme d’APB basé sur les besoins d’encadrement pédagogique des élèves ;
  • Création d’un observatoire des formations et de la démographie étudiante pour anticiper les cas de filières sous tension ;
  • Investissements ciblés sur les filières sous tension menant à la réussite et l’insertion des étudiant·e·s ;
  • Réforme des filières sous tension en difficulté ;
  • Mise en place d’un complément d’activité étudiant, pour mettre un terme aux jobs étudiants supérieurs au mi-temps.

PDE s’oppose ainsi à toute sélection à l’entrée de l’université, qu’elle s’effectue par l’échec, par tirage au sort ou au travers de prérequis, et propose une affectation des candidat·e·s effectuée au regard de leur projet d’orientation et leurs besoins d’encadrement pédagogiques. PDE ne soutient pas la logique des prérequis qui vise à refuser certaines formations aux candidat·e·s et propose une logique respectant à la fois le vœu d’orientation tout en proposant la formation adaptée aux besoins de l’étudiant·e.

Dans le même temps, au vu de la complexité technique des enjeux abordés, PDE demande au Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de déployer un appel à manifestation d’intérêt auprès des chercheurs·euses expert·e·s des domaines de la sociologie et des sciences de l’éducation.

Face à des situations de précarité des étudiant·e·s et aux catastrophes engendrées par les tensions du post-bac, PDE encourage l’ensemble des acteurs·trices de la concertation à dépasser les constats et oppositions, d’une part en travaillant et explorant les nombreuses solutions alternatives au débat actuel et d’autre part en s’appuyant sur les travaux de la communauté d’expert·e·s scientifiques dans le domaine de l’éducation.

Jointe à ce communiqué : plan de réussite en 1er cycle de PDE contenant le nouvel algorithme. Plan réussite PDE 2017

Contact presse :
Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73 – Président de PDE

APL : PDE condamne des coupes dangereuses pour la vie des étudiant·e·s

800 000 étudiant·e·s bénéficient aujourd’hui des aides au logement pour les soutenir le financement de leur loyer (loyer de 426€ en moyenne selon l’enquête de l’Observatoire de la Vie Etudiante de 2013). Le loyer est la première dépense des étudiant·e·s qui pour la réduire ou la financer déploient toutes les solutions possibles : colocation, cohabitation intergénérationnelle, famille, travail en parallèle des études. Seul·e·s 7,4% des étudiant·e·s bénéficient aujourd’hui d’un logement en résidence CROUS et ont également parfois besoin des aides au logement pour en financer le loyer. Pour certain·e·s étudiant·e·s, les aides au logement représentent le tiers de leurs revenus.

PDE interpelle le gouvernement sur cette proposition visant à faire des économies : des coupes sur les aides au logement rendront les conditions de vie des étudiant·e·s encore plus difficiles, les conduisant à abandonner leur logement ou être plus nombreux·ses encore à mettre leurs études en danger avec l’exercice d’une activité rémunérée.

A l’heure où plus de 100 000 étudiant·e·s travaillent plus d’un mi-temps à côté de leurs études pour vivre et les financer, PDE condamne un double discours : communication de soutien aux étudiant·e·s au travers du gel des frais d’inscription d’une part, économies à contresens pour leur situation d’autre part. Ce gel des frais d’inscription devient caduque dès lors qu’on impose ici à 800 000 étudiant·e·s une dépense supplémentaire de 60€ par an dans leur loyer.

PDE demande le retrait de cette proposition dangereuse pour la jeunesse. De plus, PDE sera vigilante sur la promesse d’Emmanuel Macron de construction de 60 000 logements étudiants et l’achèvement du plan 40 000 du quinquennat précédent. PDE demande au gouvernement d’être cohérent dans son soutien aux étudiant·e·s, en commençant aujourd’hui par arrêter toutes coupes dans les budgets d’étudiant·e·s vivant pour beaucoup sous le seuil de précarité.

Contacts presse

Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Pierre DURAND, Délégué à la condition étudiante – 06 13 16 06 74 – pierre.durand@pde.fr

 

Coût de la vie étudiante 2017-2018 : les étudiant·e·s sont entendu·e·s, mais les problèmes de fond subsistent

Cette semaine, le gouvernement a annoncé, sans surprise, le gel des frais d’inscription, le gel du prix du ticket RU ainsi que la hausse de 2€ de la cotisation à la sécurité sociale étudiante, sur des calculs proportionnels à l’inflation. Ainsi, les étudiant·e·s ne seront pour l’instant pas confrontés à des difficultés supplémentaires et PDE, vigilant, s’en assurera.

En revanche, les problèmes de fond rencontrés par l’ensemble des étudiant·e·s subsistent et PDE poursuit son travail d’alerte sur le sujet.

Plus de 100 000 étudiant·e·s sont salarié·e·s à plus d’un mi-temps à côté de leurs études : PDE poursuit ses travaux sur le complément d’activité pour les étudiant·e·s afin de rompre avec le salariat concurrentiel aux études, en rencontrant l’ensemble des acteur·rice·s concerné·e·s et en préparant les aspects techniques d’une telle réforme.

Le renoncement aux soins et le stress des étudiant·e·s est en hausse, selon l’Observatoire de la Vie Étudiante. PDE rappelle les engagements non réalisés du précédent quinquennat en matière de santé des étudiant·e·s, avec notamment la promesse de création de 30 centres de santé universitaires et le recrutement de 1 000 étudiant·e·s relais-santé.

Enfin, l’enseignement supérieur n’a pas les moyens de sa politique, à savoir accompagner un plus grand nombre d’étudiant·e·s pour répondre aux besoins de qualifications et de compétences de la société, et de nombreux parcours étudiants sont mis en difficulté (manque d’encadrement, tirage au sort, lacunes d’orientation…). PDE participera activement aux travaux de réforme de l’admission en premier cycle annoncés par la ministre. Cependant, cette réforme ne saurait être la solution de sortie des tensions de l’enseignement supérieur en introduisant une sélection à l’entrée. PDE propose dans son livre blanc plusieurs solutions pour un financement pérenne de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sans le reporter sur les étudiant·e·s.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Pierre DURAND, Délégué à la condition étudiante – 06 13 16 06 74 – pierre.durand@pde.fr

PDE poursuit son action contre le tirage au sort

A la suite de la publication de la circulaire autorisant la mise en place du tirage au sort à l’entrée de l’université principalement pour les filières dites « en tension » (à l’image de la PACES, STAPS, psychologie, droit), Promotion et Défense des Étudiants (PDE) a réagi en déposant un recours en référé devant le Conseil d’Etat.

PDE estime que cette circulaire, contenant cette année les dispositions liées au tirage au sort, est inique et inadaptée aux réels besoins des étudiant∙e∙s. En l’espèce, nous avons jugé que cette décision portait une atteinte grave, d’une part à l’intérêt public « en instituant illégalement un tirage au sort sans autres précisions » et d’autre part, aux intérêts des étudiant∙e∙s en pouvant empêcher des bachelier∙e∙s d’être admis∙e∙s en licence pour l’année universitaire 2017-2018.

Le Conseil d’Etat, dans sa décision rendue le 2 juin 2017, a rejeté le recours en référé pour « défaut d’urgence » en opposant « l’urgence à exécuter l’acte litigieux » face à « l’urgence à paralyser l’exécution ».

PDE s’oppose vigoureusement au double discours tenu par le ministère, à savoir d’un côté banalisant le tirage au sort et les modalités de la circulaire, « formalisant simplement l’existant », de l’autre côté alarmiste sur les conséquences d’une suspension de la circulaire.

PDE prend ses responsabilités face à cette situation par les actions suivantes :

  • En entamant des démarches visant à repérer les bachelier∙e∙s refusé∙e∙s par tirage au sort ;
  • En accompagnant les recalé∙e∙s par tirage au sort pour les aider à trouver des alternatives à leur(s) vœu(x) refusé(s) ;
  • En proposant aux recalé∙e∙s par tirage au sort en situation critique (affectation dans une autre filière que celle demandée, affectation dans une autre ville sans les moyens d’y étudier) de contester la décision à leur sujet ;
  • En préparant les discussions avec le ministère avec un chiffrage et plan d’action des propositions d’orientation de PDE pour sortir du tirage au sort en 2018 (engagement obtenu de la ministre).

PDE reste optimiste sur l’issue du recours sur le fond de la circulaire et salue la démarche positive et réaliste de la ministre pour 2018 mais continuera à s’opposer à toute forme de sélection à l’entrée de l’université.

Contacts presse :
Quentin PANISSOD – president@pde.fr – 06 64 69 67 73
Pierre DURAND – representation@pde.fr – 06 13 16 06 74

4 situations urgentes pour les étudiants à résoudre par le nouveau gouvernement

A l’annonce du nouveau gouvernement, PDE met l’accent sur les 4 situations graves et prioritaires à traiter pour les étudiants : la précarité étudiante, l’orientation des jeunes, le manque de places dans les les études supérieures et moyens et les dérives de la démocratie étudiante.

PDE, organisation représentative étudiante, interpelle le nouveau gouvernement sur 4 sujets urgents pour les étudiants auxquels nous nous retrouvons collectivement confrontés. PDE propose ses solutions et ira à la rencontre du nouveau gouvernement pour avancer ces sujets.

Des centaines de milliers d’étudiants en situation précaire. L’accès aux études supérieures est un coût pour les étudiants et/ou leurs familles et le système actuel d’aides est insuffisant. En particulier, plus de 100 000 étudiants travaillent plus d’un mi-temps à côté de leurs études (hors apprentis et stagiaires) et perdent 43% de chances de réussite par rapport aux autres (INSEE 2009). PDE propose la mise en place du complément d’activité étudiant pour résorber les situations de salariat subi excessif, non sens à la fois académique, économique et social.

De nombreux jeunes mal ou non orientés. Aujourd’hui, de nombreux lycéens se retrouvent confrontés à un choix hâtif devant la plateforme Admission Post-Bac faute d’accompagnement et de temps de construction de leur projet personnel. D’autre part, le système d’éducation et d’enseignement supérieur mis en place mène aujourd’hui à des effets hiérarchisants pervers (hiérarchie de niveau  BAC S, ES, L, techno, pro …). PDE propose une large palette de solutions dans son livre blanc et lutte activement contre la mise en place du tirage au sort, symptôme de la gravité de la situation sur l’accueil, l’accompagnement et l’orientation des jeunes aujourd’hui

Un manque de places et de moyens pour les études supérieures. Le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche a connu une unique et légère augmentation en marge et largement insuffisante en 2016, là où son gel depuis une dizaine d’années est confronté à une hausse démographique de dizaines de milliers d’étudiants chaque année. En découlent des situations ubuesques, allant des étudiants assis sur les escaliers des amphithéâtres à la sélection par tirage au sort à l’entrée de l’université. PDE propose dans son livre blanc plusieurs solutions et souhaite que l’État sorte de ses réactions au jour le jour pour penser le financement de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le long terme.

Une démocratie étudiante à la dérive. Les derniers chiffres de participation aux élections étudiantes (7,5% aux Crous 2016), les débordements systématiques et le contrôle total du système (résultats prévisibles en amont des élections par un simple tableur contenant les forces en présence dans chaque établissement) font de la démocratie étudiante un système désuet, incompris et rejeté par les étudiants. PDE prend ses responsabilités, d’une part en se remettant en question au travers d’un nouveau projet pour le CNESER et demande d’autre part l’engagement d’une refonte totale du système, à la fois en donnant les moyens d’échange avec les étudiants aux élus et à la fois en supprimant les complexités inutiles (élections réparties sur toute l’année, système de grands électeurs).

D’autres sujets sont spécifiques à certaines filières d’études : les fédérations adhérentes à PDE (BNEI, FENEPSY, UNEAP, UNEDESEP, UNEG) proposent leurs solutions, à retrouver dans notre livre blanc.

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PDE attaque le tirage au sort en justice

Le gouvernement a décidé d’acter le tirage au sort à l’entrée de l’université au lieu d’en renforcer les capacités d’accueil et en a informé les établissements et recteurs la semaine passée au travers d’une circulaire.

PDE considère que cette situation est inacceptable : le tirage au sort est un symptôme et non pas une solution à l’accueil et l’orientation des étudiants.

Ainsi, PDE a décidé d’attaquer le tirage au sort en justice, dans un premier temps en déposant un recours en Conseil d’État contre la circulaire du 24 avril. Pour ce faire, PDE a fait appel à Maître Florent Verdier, avocat qui s’est chargé des dossiers sur la sélection en master les années passées.

En effet, cette dernière mentionne le tirage au sort alors qu’aucune réglementation, pourtant prévue par l’article L. 612-3 du code de l’éducation, n’a été établie en ce sens. Un arrêté avait été rejeté par les organisations en janvier et Thierry Mandon avait renvoyé le débat aux élections présidentielles : aucune solution concrète n’est aujourd’hui proposée.

PDE attend au tournant le prochain président de la République sur un engagement d’augmentation des capacités d’accueil des universités.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
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Tirage au sort, le cadeau d’adieu du gouvernement

Alors que Thierry Mandon, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, s’était engagé à ne pas mettre en place le tirage au sort à l’entrée de l’université, le Ministère de l’Enseignement Supérieur a publié une circulaire adressée aux rectorats ainsi qu’aux président·e·s d’université afin de les informer des nouvelles dispositions relatives à la campagne APB (Admission Post-Bac).

En effet, tandis que les lycéen·ne·s, ayant choisi leurs vœux d’orientation depuis fin mars et qui sont en train de constituer leurs dossiers de candidature depuis le 2 avril, le ministère a choisi de publier en catimini, une circulaire prévoyant la mise en place du tirage au sort pour les filières dites “en tension” telles que PACES (Première Année Communes aux Études de Santé), STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives), Droit et Psychologie (pour l’année 2017).

PDE et ses monodisciplinaires s’opposent à cette démarche. Instaurer un tel procédé, face à la hausse perpétuelle des effectifs étudiants, signe l’absence d’action du gouvernement quant à leur prise en charge. Cela revient sur le principe constitutionnel d’égalité des chances et un enseignement supérieur accessible à tous.

Mais dans un second temps, ce sont les causes de cette situation qui sont à traiter et PDE appelle l’ensemble des responsables politiques à prendre leurs responsabilités pour :

  • La création d’un plan d’orientation national, simplifiant et coordonnant l’existant pour que chaque lycéen·e ou néo-entrant·e étudiant·e ait des temps et moyens dédiés à la construction de son projet ;
  • La mise en place de solutions au financement de l’enseignement supérieur sous tension, sans pour autant en reporter la charge sur les frais d’inscription des étudiant·e·s ;
  • L’augmentation des capacités d’accueil dans l’enseignement supérieur.

Retrouvez nos propositions phares dans notre livre blanc adressé aux équipes des candidats à l’élection présidentielle. De cette manière, nous souhaitons que la circulaire autorisant le tirage au sort soit retirée et que le Ministère de l’Enseignement Supérieur prenne ses responsabilités dans la gestion des capacités d’accueil de ces filières.

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