PDE salue l’augmentation du budget de l’ESR mais dénonce un manque d’investissement

Le 7 Juillet 2016, Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, a annoncé lors du débat d’orientation budgétaire sur les finances publiques, une augmentation de 850 millions d’euros pour le budget 2017 de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. PDE salue cette augmentation significative du budget mais tient à préciser qu’elle se constitue en partie de mesures déjà actées ou des subventions que le ministère s’est décidé à financer.

Premièrement, la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, qui va s’effectuer en deux temps, va coûter environ 130 millions d’euros supplémentaires aux établissements dans leur dépenses allouées au personnel. Deuxièmement, le PPCR[1]  demandera lui aussi un allongement d’enveloppe d’environ 130 millions d’euros. Troisièmement, le GVT[2]  et le CAS[3] pension sont des sommes difficilement évaluables  car changeantes d’une année sur l’autre.

Néanmoins, la Conférence des Présidents d’Universités (CPU) a chiffré le GVT à 40 millions d’euros et l’effort supplémentaire à faire sur le CAS pension et d’autres aides à environ 350 millions d’euros. Quatrièmement, le coût de la création des 25 000 bourses reviendrait à augmenter par an de 25 millions d’euros  l’enveloppe dédiée aux bourses sur critères sociaux. Cinquièmement, l’annonce de la création de 1 000 emplois dans l’enseignement supérieur, faite par Thierry Mandon lors du débat sur le projet de loi de finances, a été chiffrée à environ 60 millions d’euros par an. Dernièrement, les différentes annonces du Gouvernement (gel du prix du ticket RU, des frais d’inscription et de la cotisation au régime de sécurité sociale étudiante) ont un coût global pour cette année d’environ 10 millions d’euros.

Lorsque toutes ces dépenses, issues d’annonces gouvernementales, sont additionnées, la part restante pour l’accueil des étudiants est d’environ 100 millions d’euros. Or, en prenant en compte qu’une dotation de 8 000 euros par an[4] est nécessaire pour accueillir un étudiant dans l’enseignement supérieur, cette somme ne couvrirait que l’accueil de 12 500 étudiants, alors que 35 000 étudiants supplémentaires sont entrés à l’université en 2015[5] et que les budgets des années précédentes ont stagné.

Le gouvernement, par cet effet d’annonce, veut faire croire à un geste fort. Il n’en est rien. La communication ainsi faite est une simple réponse aux différentes annonces gouvernementales et ne pourra pas compenser le choc démographique que connaissent actuellement nos établissements.

PDE constate un réel manque d’investissement dans l’enseignement supérieur. Pourtant, les enjeux en termes de capacités d’accueil, de patrimoine immobilier et d’évolution des pratiques pédagogiques deviennent critiques et les débats rappellent quotidiennement qu’investir dans l’enseignement supérieur figure parmi les meilleurs choix pour l’avenir. Le gouvernement aurait-il oublié les objectifs stratégiques qu’il s’est lui-même fixés[6] ?

 

Contacts presse :

 

Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr

François GAUDRE, vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

Valentin QUESNEAU, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

 

[1] Parcours professionnels, carrières et rémunérations

[2] Glissement Vieillesse Technicité

[3] Compte d’allocation spécial

[4] Moyenne provenant de l’observatoire des universités et des écoles, KPMG

[5] Note flash MENESR-SIES N°6 – mai 2016

[6] Rapport de la stratégie pour l’enseignement supérieur qui fixe une série d’objectifs, dont un budget pour l’enseignement supérieur de 2% du PIB, soit 0,5% de plus qu’aujourd’hui

Des défis encore importants restent à relever pour le RU selon PDE

Le CA du CNOUS, qui s’est déroulé ce matin, a acté le gel du ticket RU voulu par le Gouvernement. PDE salue cette mesure, dans un contexte économique difficile, mais ayant une inflation nulle, qui apparaît finalement comme s’imposer d’elle même. Cependant, PDE s’inquiète du devenir de la restauration universitaire.

La restauration universitaire dite traditionnelle s’essouffle et perd en fréquentation (-2% chaque année). Cette restauration étant subventionnée par l’État par le réseau des œuvres à hauteur de 2 euros par repas environ, elle est menacée de disparaître et donc de priver des centaines de milliers d’étudiants d’un repas équilibré par jour. Pour contrer ce phénomène, le réseau des oeuvres universitaires et scolaires a mis en place une restauration plus variée avec l’apparition de cafétérias et de food truck. Cette alimentation permet de toucher un public plus large, mais elle est souvent peu équilibrée et plus chère qu’un repas subventionné.
L’importance du maintien de la restauration universitaire traditionnelle est évidente, mais la qualité des repas doit être améliorée pour permettre un regain de fréquentation et de pérenniser ce système. PDE souhaite que les produits servis dans les restaurants universitaires proviennent des filières courtes, permettant ainsi de proposer une meilleure qualité des aliments utilisés. L’approvisionnement par des filières courtes permettra de diminuer les coûts de transport et contribue à économiser les ressources non renouvelables. De plus, une grande partie des plats servis sont réalisés sur place. PDE souhaite aussi apparaître une formation continue obligatoire des chefs cuisiniers de chaque restaurant universitaire afin de maintenir une qualité et une originalité des plats proposés. La qualité des repas a un impact important sur le bien-être et la santé des étudiants. Le PNVE a proposé des mesures allant dans ce sens et PDE sera attentif à l’amélioration de la qualité dans les restaurants universitaires.

Un autre point d’amélioration, outre la qualité de la restauration, est celui de la fluidité du public dans les restaurants universitaires. En effet, ceux-ci accueillent souvent la majorité des étudiants du campus sur une plage horaire très restreinte, occasionnant de longues files d’attente alors que les étudiants ont souvent peu de temps pour déjeuner le midi. L’accord-cadre entre le CNOUS et la CPU, renouvelé récemment, prévoit un aménagement des emplois du temps pour permettre un étalement de l’arrivée des étudiants. Or, dans bons nombres de cas, cet aménagement n’a pas lieu. PDE demande donc pour la rentrée 2016 que l’aménagement des emplois du temps soit effectif pour la totalité des établissements de l’enseignement supérieur.

PDE salue le gel du prix du ticket RU. Cependant, cette annonce ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt de problématiques à laquelle la restauration étudiante fait face et PDE sera vigilant aux solutions proposées par le ministère.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin QUESNEAU, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

Le ministère stoppe net l’expérimentation CCI : PDE rejette cette incohérence politique

Le 22 avril 2016, Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, avait annoncé la mise en place d’une phase d’expérimentation du Contrôle Continu Intégral (CCI). Cette expérimentation devait se dérouler dans plusieurs universités volontaires à partir de la rentrée 2016. Jeudi dernier, les membres du Comité de suivi licence et du Comité de suivi master ont été étonnés de constater que l’arrêté encadrant les conditions de cette expérimentation, qui devait être présenté lors de la prochaine séance du CNESER le 11 juillet prochain, avait été purement et simplement supprimé de l’ordre du jour de cette séance.

Promotion et Défense des Étudiants dénonce ce retrait et l’absence de débat possible au sein du CNESER qui en découle. Il est inadmissible que le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ait retiré ce point des débats, mais surtout qu’il l’ait fait sans en informer les organisations représentatives ni fourni de justification quant à cette décision. Nous n’acceptons pas ce manque de considération envers les étudiants, enseignants et organisations qui se sont impliqués dans la préparation de cette expérimentation, preuve des possibilités d’évolution pédagogique de notre système.

Nous tenons à rappeler qu’il s’agit d’une phase d’expérimentation, en aucun cas d’une modification définitive des modalités d’évaluation des connaissances. Cette phase d’expérimentation aurait permis d’évaluer la pertinence de l’évaluation par contrôle continu intégral, laissant par la suite le choix aux composantes d’universités de décider au sein de leur conseil si cela aurait été appliqué ou non. Les étudiants auraient été en mesure de s’exprimer au travers de leurs représentants dans ces conseils sur les modalités d’évaluation qu’ils souhaitent, assurant ainsi une décision démocratique.

PDE condamne le manque de courage politique dont fait preuve le ministère. Un tel immobilisme dans les réformes n’est pas à l’avantage de l’enseignement supérieur ni des étudiants et ne permettra pas de réaliser des objectifs ambitieux tels que ceux de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES). Ce retrait démontre, une fois de plus, l’inadéquation et le manque de cohérence entre les objectifs fixés pour l’enseignement supérieur et les moyens mis à disposition des établissements par le ministère.

PDE demande fermement que ce projet d’arrêté soit remis à l’ordre du jour de la prochaine séance du CNESER afin que puissent s’exprimer les différentes organisations y siégeant, et qu’ainsi soient respectés le débat démocratique, l’avis des organisations membres du CNESER et le dialogue avec le monde académique.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin Quesneau, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

Tribunal administratif de Bordeaux

PDE s’inquiète sur l’avenir de la procédure d’admission post bac

Dans une décision rendue le 16 juin dernier, le tribunal administratif de Bordeaux a annulé une décision de refus d’inscription post-bac en filière STAPS concernant un étudiant de l’Université de Bordeaux. Ce refus découlait d’un tirage au sort par voie électronique, méthode utilisée pour départager les étudiants dans les filières à capacité d’accueil limitée.

Ce jugement statue que, le tirage au sort n’étant pas prévu dans l’Art. L612-3 du Code de l’éducation, il est illégal en tant que procédure d’admission ou de refus des étudiants. La sélection à l’entrée de l’université étant interdite sur dossier, également en vertu de l’art. 612-3, il n’existe actuellement plus aucun dispositif permettant une régulation des flux pour ne pas dépasser les capacités d’accueil des établissements dans les filières sous tension avec le risque de voir au cours des rentrées prochaines des amphithéatres surpeuplés et des conditions d’études inacceptables.

De plus, ce jugement met en évidence un manque au sein de la procédure APB, le tirage au sort ayant été mis en place sans sécurisation réglementaire, simplement par une mention dans les informations générales concernant Admission Post-Bac. Cette décision met en péril toutes les décisions programmées et prévue par l’algorithme précédemment publié : c’est l’avenir de la plateforme de la répartition des étudiants dans les établissements de l’enseignement supérieur et leur orientation qui est en jeu.

Par ailleurs, PDE tient à rappeler la nécessaire prise en compte d’une approche cohérente et pragmatique quant à l’admission des primo-étudiants afin de permettre une réelle régulation des flux, notamment dans les filières “sous-tension” comme celles de psychologie, droit, STAPS ou PACES. De très nombreux facteurs spécifiques à chaque filière entrent en compte dans l’entrée à l’université comme l’accès limité aux stages ainsi qu’à un nombre de places en master cohérent avec le nombre de licenciés ou le monde socio-économique, ces deux nombres étant trop peu souvent en adéquation d’où la nécessité d’une approche pragmatique et non sélective à la régulation des flux.

PDE souhaite qu’une réunion entre les différents acteurs d’Admission Post-Bac ait lieu rapidement pour pouvoir dégager rapidement des pistes d’actions en faveur des étudiants. De plus, le ministère doit rapidement résoudre le “vide juridique” pour sécuriser juridiquement les choix de la plateforme lors de la prochaine session qui aura lieu début 2017. Il s’agit d’éviter un surpeuplement des filières universitaires sous tension qui serait préjudiciable pour les conditions d’études des étudiants.

Enfin, PDE et ses monodisciplinaires tiennent à rappeler leur rejet de la sélection à l’entrée de l’université, même cantonnée à de simples prérequis, que ce soit pour des licences dites simples ou des parcours différenciés. Ces parcours, comme par exemple les doubles-licences, ne doivent aujourd’hui pas se généraliser si l’on souhaite éviter un accroissement d’une sélection dissimulée à l’entrée de l’université.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin Quesneau, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

Rétropédalage de l’État : le budget de l’enseignement supérieur et la recherche ne doit pas servir à pallier les imprévus !

Un projet de décret d’avance budgétaire prévoit de financer des « dépenses urgentes » de l’État à hauteur de 1,122 Md€ de crédits. 256M€ de ces crédits, soit plus de 20% du total, seraient ainsi pris au budget de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Pourtant, on constate, notamment du fait de la hausse importante des effectifs étudiants (335.000 étudiants supplémentaires attendus entre 2014 et 2024, 65.000 supplémentaires à la rentrée 2015), un besoin de financement croissant pour permettre à tous les étudiants un accès à l’enseignement supérieur dans de bonnes conditions : rémunération des enseignants, salles et matériels pédagogiques de qualité, remédier aux vieillissement des locaux.

Dans ce contexte, des engagements ont été pris par les pouvoirs publics pour la rentrée 2015, et notamment la sanctuarisation des budgets de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un acquis que saluait Promotion et Défense des Étudiants, au regard des économies réalisées sur les autres budgets de l’Etat. Suite au vote du budget 2016, une hausse sensible de 165M€ (équivalent au budget d’une université de taille moyenne) était mise en avant par l’État, répondant en partie aux évolutions naturelles du nombre d’étudiants.

Aujourd’hui, cet effort est totalement remis en question par une annulation supérieure à la hausse votée en 2016 : on parle donc de baisser le budget de l’enseignement supérieur alors que les étudiants y sont de plus en plus nombreux.

Le président de la République François Hollande souhaitait faire de la jeunesse sa priorité : le gouvernement doit tenir ses engagements financiers en conséquence et investir dans l’enseignement supérieur pour accueillir des étudiants dont les effectifs sont en hausse.

PDE demande à Christian Eckert, secrétaire d’État au Budget, de revenir sur cette coupe budgétaire.

 

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin Quesneau, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

Préserver le budget ou investir pour la réussite des étudiants : pour PDE, la balle est dans le camp de l’État

En réponse à un courrier de Jean-Loup Salzmann[i], président de la CPU (Conférence des Présidents d’Université), le président de la République François Hollande s’engage[ii] à « prescrire le moment venu » les ajustements budgétaires nécessaires pour faire face à l’accroissement des effectifs étudiants. Si l’aide à la recherche du premier emploi (sujet du courrier) est un dispositif satisfaisant, la situation actuelle du monde universitaire est inquiétante et PDE appelle l’État à prendre un certain nombre d’engagements.

« L’objectif de François Hollande de diplômer 60% d’une classe d’âge ne doit pas se réduire à une simple prévision démographique. »

Réussite. Les effectifs étudiants sont en hausse d’année en année mais aucun ajustement n’a pour l’instant été annoncé par le gouvernement. Si l’objectif de François Hollande de diplômer 60% d’une classe d’âge est louable, il ne doit ni se réduire à une simple prévision démographique, ni se faire au détriment de la réussite des étudiants bénéficiant d’un encadrement en baisse. L’État doit non seulement garantir une place dans l’enseignement supérieur à chaque étudiant, mais aussi oeuvrer en faveur de sa réussite : la hausse des effectifs qui menace cette réussite doit être prise en charge.

« L’investissement dans l’enseignement supérieur finance aujourd’hui massivement l’échec au détriment des étudiants et de l’État »

Licence. L’échec en licence générale est très préoccupant. Malgré le lancement d’un plan réussite en licence en 2007, la réussite en 3 ans de la licence reste en-dessous des 30% et seuls 42% des néo-bacheliers en L1 passent en L2[iii]. Cette situation a un impact financier non négligeable : les 28% de néo-bacheliers qui sortent du circuit après une première année de licence représentent 350 millions d’euros investis par l’État[iv]. Or, ces 350 millions d’euros correspondent approximativement au coût de 3 ans de licence pour 15 000 étudiants (ce qui constituerait une augmentation de 10% de la réussite de Licence en 3 ans). PDE s’interroge sur les objectifs de réussite fixés par l’État, notamment pour la licence (30% d’obtention de la licence en 3 ans pour 2017[v]). L’investissement dans l’enseignement supérieur est une nécessité pour l’avenir du pays, mais il finance aujourd’hui massivement l’échec au détriment des étudiants et de l’État.

« L’État doit s’engager à sortir le monde universitaire de son asphyxie actuelle »

Engagements. L’État doit par conséquent s’engager, dès cette année, à sortir le monde universitaire de son asphyxie actuelle. D’une part, PDE demande à ce que des objectifs ambitieux soient fixés sur les indicateurs de réussite et d’insertion des étudiants et d’autre part, que des investissements clés soient réalisés. Pour améliorer l’orientation, PDE suggère d’améliorer la formation des enseignants du second degré et de mettre en place des dispositifs comme les tests d’orientation non sélectifs ou la généralisation du semestre rebond en première année. Pour améliorer la réussite, PDE propose d’investir massivement dans le contrôle continu (adapté aux filières) et l’encadrement des étudiants en groupes moins larges.

 

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin Quesneau, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

[i] http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2016/04/160411-courrier-PR-premier-emploi.pdf
[ii] http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2016/04/Courrier-r%C3%A9ponse.pdf
[iii] Chiffres de 2012. Source : MESR-DGESIP-DGRI-SIES / Système d’information SISE
[iv] Basé sur la promotion de néo-bacheliers de 2010 dont 28% sont sortis de licence après la première année. Les calculs prennent comme référence un coût de l’étudiant à l’université de 8000€ par an selon l’Observatoire des universités et des écoles du cabinet KPMG de 2012
[v] Cible fixée par le PLF2016 pour 2017 pour la MIRES

Cour-Hotel-Matignon1

PDE est satisfaite des dispositifs adressés aux étudiants précaires et se réjouit de la concertation annoncée par Mme Valaud-Belkacem

Communiqué de Promotion et Défense des Étudiants (PDE), seule organisation représentative étudiante asyndicale.

PDE était aujourd’hui reçue avec les autres organisations de jeunesse par Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem, Patrick Kanner et Myriam El Khomri pour discuter de l’avancée du dialogue réorienté vers la jeunesse la semaine passée.

 

Avancées sur le dialogue social

Cette consultation des organisations, d’abord construite avec les organisations mobilisées contre la loi travail s’est recentrée sur la jeunesse. PDE regrette que le processus de consultation n’ait ciblé que les organisations mobilisées et non les organisations représentatives en premier lieu, mais salue l’engagement des ministres à ne plus reproduire cette erreur. De plus, PDE soutient la création d’un conseil d’orientation des politiques de jeunesse pour appuyer cette démarche de dialogue.

 

Des mesures importantes

PDE est satisfaite des mesures qui ciblent intelligemment certaines situations d’étudiants en difficulté : notamment l’aide à la recherche du premier emploi pour les boursiers diplômés, la rémunération des apprentis de 16 à 20 ans, la création de places en STS et le droit à la garantie locative.

 

Étudiants salariés et prime d’activité : une réponse est nécessaire

PDE salue l’ouverture aux jeunes du dispositif de prime d’activité (prévu par le Plan National de la Vie Étudiante). Cependant, il est incohérent avec l’investissement dans les études. En effet, l’étudiant doit obtenir un salaire de 890€/mois minimum pour bénéficier de la prime d’activité, ce qui constitue plus de 25h de travail par semaine. Une telle charge de travail nuit gravement à la réussite des études et à la santé de l’étudiant salarié. PDE a donc interpellé les ministres sur la nécessité d’adapter le système de prime d’activité versée aux étudiants, par exemple en mettant en place un dispositif de complément d’activité étudiante.

 

La nécessité d’un engagement sur la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants entendue

L’objectif, en tant qu’étudiants, étant la réussite de nos études et l’obtention d’un emploi (ou la création de notre propre emploi), PDE souhaite que des engagements nationaux chiffrés sur la croissance de la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants soient établis.

Alors que son cabinet confirmait vendredi qu’un tel engagement était possible, Mme Vallaud-Belkacem a confirmé qu’une concertation aurait lieu et que les organisations étudiantes et de jeunesse en feraient partie.

La problématique est d’autant plus importante que le nombre d’étudiants augmente chaque année, pour quasiment atteindre les 3 millions en 2024. De fait, s’engager sur des chiffres de croissance de réussite et d’insertion professionnelle :

  • Correspond directement aux attentes des étudiants envers l’enseignement supérieur ;
  • Prend tout son sens dans le cadre de l’objectif de François Hollande des 60% de diplômés de l’enseignement supérieur parmi une classe d’âge ;
  • Enverrait un signal fort à l’international de par une union des acteurs de l’enseignement supérieur derrière un engagement d’amélioration de la réussite à deux ans de la conférence de Paris sur le processus de Bologne (espace européen d’enseignement supérieur) ;
  • Est une déclinaison logique d’une politique publique basée sur des opérateurs autonomes : l’effort doit être assumé par les établissements, mais aussi par le gouvernement.

 

PDE sera vigilante à ce que les engagements pris dans le cadre précédemment cité soient à la hauteur du besoin des étudiants.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
François GAUDRÉ Vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

« Un engagement national sur la croissance de la réussite des étudiants est possible » suite aux propositions de PDE

PDE (Promotion et Défense des Étudiants, organisation représentative étudiante asyndicale) a été reçue aujourd’hui par le directeur de cabinet de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, Bertrand Lejeune, et Jean-Baptiste Prevost, conseiller affaires sociales et vie étudiante de la ministre, afin d’avancer les discussions en cours sur l’insertion et la réussite des jeunes.

Réussite et insertion professionnelle des étudiants

PDE propose aux ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon de réunir l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour définir des engagements de croissance sur la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants. En effet, le nombre d’étudiants étant en forte croissance (2,6 millions aujourd’hui, près de 3 millions prévus pour 2024) et les moyens n’évoluant pas en proportions égales, PDE s’inquiète de l’impact de cette hausse du nombre d’étudiants sur le niveau du diplôme obtenu et la qualité de l’enseignement.

PDE propose cette concertation afin qu’un effort collectif soit effectué, par des actions spécifiques (par exemple sur le fort taux d’échec en licence) et en fixant des objectifs à l’échelle des établissements. Une union nationale derrière ces engagements enverrait par ailleurs un signal fort à l’international sur l’investissement de la France dans l’enseignement supérieur, à deux ans de la conférence de Paris sur le processus de Bologne (espace européen d’enseignement supérieur).

Selon le cabinet de la ministre, « un engagement est possible » une fois les dispositifs techniques d’une telle mesure établis (suivi des indicateurs, contractualisation avec les établissements, plans d’action spécifiques…).

PDE a également proposé des mesures sur l’orientation des futurs bacheliers et étudiants, comme notamment un pilotage commun entre les régions, regroupements d’établissements et académies.

Entrepreuneuriat

A l’heure où la question de l’emploi est en plein débat, PDE préconise le développement de la culture entrepreneuriale au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd’hui, le diplômé est davantage perçu comme un futur salarié qu’un potentiel créateur d’activité et d’emploi.

Aussi, PDE propose de créer ou rattacher des incubateurs dans chaque regroupement d’établissements et d’inscrire le développement de la culture entrepreneuriale comme une de leurs missions dans le code de l’Éducation (pour élargir le plan PEPITE).

Aides sociales

Selon une étude de l’INSEE, 1 étudiant sur 2 exerce une activité salariée. Toujours selon l’INSEE, une activité supérieure à 15h hebdomadaires nuit drastiquement aux chances de réussite de l’étudiant (1 sur 4 concerné).

PDE souhaite que l’attention du gouvernement soit portée sur ces étudiants qui travaillent pour financer leurs études et en particulier à deux niveaux :
– La prime d’activité accordée aux étudiants est source d’inégalités et incohérente avec la poursuite d’études (il faut percevoir un salaire de plus de 890€/mois pour la toucher et donc travailler plus de 20h par semaine). PDE souhaite que l’enveloppe allouée à la prime d’activité soit fléchée différemment, par exemple en complément d’activité ;
– Le développement de l’emploi étudiant au sein des établissements, par l’exonération des charges payées par l’établissement.

PDE sera reçu par les ministres à Matignon lundi pour porter ces propositions.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
François GAUDRÉ Vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

PDE s’exprime sur la loi Travail : grande consultation et 3 propositions

La loi Travail fait l’objet de nombreux mouvements, débats, récupérations politiques et plans de communication ces dernières semaines. De fait, même si la loi Travail ne concerne pas spécifiquement les étudiants, même si les organisations étudiantes ne sont pas des acteurs représentatifs pour se positionner sur, par exemple, les accords syndicats-entreprises, le réseau de PDE a souhaité porter une réaction sur cette situation.

PDE lance aujourd’hui une grande consultation citoyenne ouverte à tous (http://www.pde.fr/laloimetravaille, #LaLoiMeTravaille sur les réseaux sociaux). PDE, jusqu’ici silencieuse sur le sujet, propose à tout citoyen français de donner son avis sur les descriptions neutres et objectives des dispositifs proposés par la loi. S’agissant d’un sujet dépassant le cadre étudiant, PDE en publiera les résultats mais ne s’en fera pas porteur auprès du gouvernement.

En revanche, la problématique plus générale du travail étant mise à l’ordre du jour par l’actualité, PDE propose 3 ouvertures au travers de l’enseignement supérieur et de la recherche :

  • des engagements de l’État en termes d’insertion professionnelle et de réussite des étudiants d’ici 2018 (conférence de Paris sur le processus de Bologne), sans quoi l’État devra revenir sur l’objectif des 60% de diplômés d’une classe d’âge de François Hollande ;
  • inscrire le développement de l’entrepreneuriat comme mission de l’enseignement supérieur et la recherche : il faut cesser d’aborder l’employabilité du diplômé mais capter sa capacité à créer de l’activité et donc de l’emploi. Un premier pas serait, par exemple, de créer un incubateur d’entreprises par regroupement d’établissements ;
  • des étudiants entrepreneurs, engagés, actifs doivent avoir les moyens d’étudier et de mener leurs projets : PDE demande donc que, faute de groupes de suivi, un bilan du Plan National de la Vie Étudiante (PNVE) soit effectué et de nouveaux objectifs fixés.

 

Téléchargez notre communiqué de presse :

 PDE - CP Loi Travail

Sélection en master – PDE demande que le décret qui doit être rédigé suive l’avis du Comité de suivi master

Le Conseil d’État s’est prononcé le mercredi 10 février sur la problématique de la sélection au cours du cycle master, en indiquant qu’aucune sélection ne peut être mise en place, tant en master 1 qu’en master 2.

Cette décision se fonde sur la stricte interprétation de l’art. L. 612-6 du code de l’éducation à partir duquel le Conseil d’État rappelle que « l’accès au cycle master ne peut être subordonné au succès à un concours ou à l’examen du dossier du candidat que dans le cadre d’une liste limitative des formations, établie par décret après consultation du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) ».

Continue reading