Des défis encore importants restent à relever pour le RU selon PDE

Le CA du CNOUS, qui s’est déroulé ce matin, a acté le gel du ticket RU voulu par le Gouvernement. PDE salue cette mesure, dans un contexte économique difficile, mais ayant une inflation nulle, qui apparaît finalement comme s’imposer d’elle même. Cependant, PDE s’inquiète du devenir de la restauration universitaire.

La restauration universitaire dite traditionnelle s’essouffle et perd en fréquentation (-2% chaque année). Cette restauration étant subventionnée par l’État par le réseau des œuvres à hauteur de 2 euros par repas environ, elle est menacée de disparaître et donc de priver des centaines de milliers d’étudiants d’un repas équilibré par jour. Pour contrer ce phénomène, le réseau des oeuvres universitaires et scolaires a mis en place une restauration plus variée avec l’apparition de cafétérias et de food truck. Cette alimentation permet de toucher un public plus large, mais elle est souvent peu équilibrée et plus chère qu’un repas subventionné.
L’importance du maintien de la restauration universitaire traditionnelle est évidente, mais la qualité des repas doit être améliorée pour permettre un regain de fréquentation et de pérenniser ce système. PDE souhaite que les produits servis dans les restaurants universitaires proviennent des filières courtes, permettant ainsi de proposer une meilleure qualité des aliments utilisés. L’approvisionnement par des filières courtes permettra de diminuer les coûts de transport et contribue à économiser les ressources non renouvelables. De plus, une grande partie des plats servis sont réalisés sur place. PDE souhaite aussi apparaître une formation continue obligatoire des chefs cuisiniers de chaque restaurant universitaire afin de maintenir une qualité et une originalité des plats proposés. La qualité des repas a un impact important sur le bien-être et la santé des étudiants. Le PNVE a proposé des mesures allant dans ce sens et PDE sera attentif à l’amélioration de la qualité dans les restaurants universitaires.

Un autre point d’amélioration, outre la qualité de la restauration, est celui de la fluidité du public dans les restaurants universitaires. En effet, ceux-ci accueillent souvent la majorité des étudiants du campus sur une plage horaire très restreinte, occasionnant de longues files d’attente alors que les étudiants ont souvent peu de temps pour déjeuner le midi. L’accord-cadre entre le CNOUS et la CPU, renouvelé récemment, prévoit un aménagement des emplois du temps pour permettre un étalement de l’arrivée des étudiants. Or, dans bons nombres de cas, cet aménagement n’a pas lieu. PDE demande donc pour la rentrée 2016 que l’aménagement des emplois du temps soit effectif pour la totalité des établissements de l’enseignement supérieur.

PDE salue le gel du prix du ticket RU. Cependant, cette annonce ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt de problématiques à laquelle la restauration étudiante fait face et PDE sera vigilant aux solutions proposées par le ministère.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin QUESNEAU, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

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