Libertés et Responsabilités des Universités : LRU

Les universités françaises sous leur forme actuelle sont nées d’une réforme de l’université napoléonienne, amorcée en 1968. Leur régime juridique actuel a été fixé par la loi n°68-978 du 12 novembre 1968, dite « loi Edgar Faure » et par la loi n°84-52 du 26 janvier 1984, dite « loi Savary ».

Ces textes ont consacré le principe de pluridisciplinarité, et le principe de l’autonomie des universités et le principe de participation : l’administration des universités et de leurs composantes est confiée à des conseils élus au sein desquels sont représentées les différentes catégories de personnels et d’usagers.

Depuis 2003, Promotion et Défense des Etudiants s’est engagé dans les concertations pour la réforme de l’Université. Pour PDE, l’autonomie est un facteur important de modernisation de l’Enseignement supérieur.

Pour PDE, les concertations et le nouveau texte de loi se devaient d’aborder tous les aspects de l’autonomie, comme les règles de gouvernance et de démocratie étudiante, l’évaluation globale des établissements, le développement de partenariats régionaux et internationaux, etc.

Après de longs mois de concertations, de négociation, le projet de loi relatif aux Libertés et Responsabilités des Universités a été adopté par l’Assemblée nationale et le Sénat, et la loi a été promulguée par le Président de la République dans le courant du mois d’août.

En dépit d’un recul de la représentation étudiante dans la gouvernance universitaire, les lignes fortes de ce texte invitent l’université à, nous l’espérons, une nouvelle dynamique.

Points forts

La réforme était nécessaire. Dès 2003, PDE s’était engagé en ce sens. On retrouve dans ce texte, certaines des propositions de PDE. La gouvernance est, en effet, réformée et renforcée, pour plus d’efficacité. Elle est ouverte sur les personnalités du monde socio-économique.

La gestion des ressources humaines et du budget globalisé constitue une avancée du texte de loi : l’université pourra dès lors réellement assumer son autonomie!

Du côté de la vie étudiante, plusieurs recommandations de PDE ont été reprises : la création du poste du vice-président étudiant, la formation des élus en conseils et la mise en place du bureau d’aide à l’insertion professionnelle.

Points faibles

On peut néanmoins regretter que le texte réduise la représentation étudiante au conseil d’administration, qu’il n’intègre pas les étudiants au sein de l’exécutif universitaire et qu’il n’aborde pas la problématique des politiques de site.

L’affirmation d’une autonomie renforcée aurait du, en effet, être l’occasion d’une responsabilisation aboutie de la gouvernance universitaire et permettre aux établissements de pouvoir peser sur les réflexions structurelles au niveau régional.