Le ministère stoppe net l’expérimentation CCI : PDE rejette cette incohérence politique

Le 22 avril 2016, Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche, avait annoncé la mise en place d’une phase d’expérimentation du Contrôle Continu Intégral (CCI). Cette expérimentation devait se dérouler dans plusieurs universités volontaires à partir de la rentrée 2016. Jeudi dernier, les membres du Comité de suivi licence et du Comité de suivi master ont été étonnés de constater que l’arrêté encadrant les conditions de cette expérimentation, qui devait être présenté lors de la prochaine séance du CNESER le 11 juillet prochain, avait été purement et simplement supprimé de l’ordre du jour de cette séance.

Promotion et Défense des Étudiants dénonce ce retrait et l’absence de débat possible au sein du CNESER qui en découle. Il est inadmissible que le ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ait retiré ce point des débats, mais surtout qu’il l’ait fait sans en informer les organisations représentatives ni fourni de justification quant à cette décision. Nous n’acceptons pas ce manque de considération envers les étudiants, enseignants et organisations qui se sont impliqués dans la préparation de cette expérimentation, preuve des possibilités d’évolution pédagogique de notre système.

Nous tenons à rappeler qu’il s’agit d’une phase d’expérimentation, en aucun cas d’une modification définitive des modalités d’évaluation des connaissances. Cette phase d’expérimentation aurait permis d’évaluer la pertinence de l’évaluation par contrôle continu intégral, laissant par la suite le choix aux composantes d’universités de décider au sein de leur conseil si cela aurait été appliqué ou non. Les étudiants auraient été en mesure de s’exprimer au travers de leurs représentants dans ces conseils sur les modalités d’évaluation qu’ils souhaitent, assurant ainsi une décision démocratique.

PDE condamne le manque de courage politique dont fait preuve le ministère. Un tel immobilisme dans les réformes n’est pas à l’avantage de l’enseignement supérieur ni des étudiants et ne permettra pas de réaliser des objectifs ambitieux tels que ceux de la stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES). Ce retrait démontre, une fois de plus, l’inadéquation et le manque de cohérence entre les objectifs fixés pour l’enseignement supérieur et les moyens mis à disposition des établissements par le ministère.

PDE demande fermement que ce projet d’arrêté soit remis à l’ordre du jour de la prochaine séance du CNESER afin que puissent s’exprimer les différentes organisations y siégeant, et qu’ainsi soient respectés le débat démocratique, l’avis des organisations membres du CNESER et le dialogue avec le monde académique.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
Valentin Quesneau, délégué à la représentation – 06 36 57 91 11 – representation@pde.fr

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