Projet CNOUS 2017 – Démarche de recensement des besoins

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Pour mener à bien les affaires courantes et la mise en place et le suivi de projet, les Crous et le CNOUS nécessitent des données statistiques de qualité. Les données statistiques doivent ainsi répondre aux attentes fixées dans le Code de bonnes pratiques de la statistique européenne. PDE et les associations étudiantes indépendantes insistent sur les principes suivants :

  • Les données statistiques doivent répondre à un besoin spécifique. Exemple de besoin spécifique : suivi du nombre de repas servis quotidiennement dans les restaurants universitaires (repas assis, à emporter, etc.) / Donnée statistique disponible dans le rapport de gestion annuel édité par le CNOUS.
  • Les données statistiques doivent être quantifiables. Il en vient souvent le besoin d’une échelle de mesure pour les données qualitatives. Exemple de besoin quantifiable : Perception de l’amélioration du niveau de vie apportée par l’exercice d’une activité rémunérée au cours des études sur une échelle oui / non.
  • Les données statistiques doivent être le plus souvent possible « unitaires ». Exemple : on choisira comme donnée le coût unitaire d’un repas et le nombre de repas servis plutôt que les coûts totaux (cette donnée est par exemple pertinente pour les services de restauration des Crous hors repas assis au tarif social).
  • Le détail des données statistiques sera toujours choisi selon les besoins. Si un restaurant universitaire souhaite fournir des plats végétariens, il sera pertinent de recueillir en amont des données statistiques sur le coût unitaire d’un repas selon les dépenses « viande », « nourriture issue ou en partie issue de la production animale » et « autre nourriture » afin de valider ou d’invalider la viabilité budgétaire d’un tel projet.

Plusieurs services publics publient des données statistiques dans le domaine de la vie étudiante. Un récapitulatif peut être vu sur le schéma suivant :

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PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent que l’observatoire de la vie étudiante devienne l’unique organisme pour la collecte, la production, l’analyse et la diffusion complète des données statistiques relatives aux conditions de vie des étudiants. Comme aujourd’hui, cet organisme resterait sous tutelle directe du CNOUS pour les sujets relatifs à l’orientation et la vie de campus et serait sous cotutelle du Ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi pour les sujets relatifs à l’insertion professionnelle.

1.      Prescription sur les domaines de compétences de l’OVE

L’OVE depuis sa création en 1989 s’est donné pour mission d’éclairer l’ensemble des politiques publiques en matière de vie étudiante, en apportant une information complète, détaillée et objective. C’est de cette manière que cet organisme a été amené à réaliser l’ensemble de ses enquêtes abordant tous les aspects inhérents aux conditions étudiantes.

Pour autant, de nombreuses expérimentations sont continuellement mises en place par le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. PDE et les associations étudiantes indépendantes déplorent le fait que l’OVE ne soit pas suffisamment impliqué dans l’évaluation de ces propositions. En effet, étant l’acteur principal sur les conditions de vie étudiante, il est nécessaire de développer la communication auprès des usagers qui sont les premiers concernés par ces données.

De plus, à l’instar des différentes propositions du « Projet des associations étudiantes indépendantes, porté par PDE », nous souhaiterions que l’OVE devienne un des principaux acteurs du pilotage des projets nouvellement créés afin que tous les acteurs de la communauté de l’enseignement supérieur soient en mesure d’évaluer l’impact réel d’un projet. C’est dans cette optique que PDE et les associations étudiantes indépendantes souhaitent que l’OVE ait à sa disposition des moyens supplémentaires, afin de se situer au cœur de l’innovation pour la vie étudiante.

Dans le cadre de la mesure 30 du PNVE qui prévoit le développement de nouveaux cadres de consultation des étudiants en matière de vie étudiante, l’OVE apparaît comme l’acteur principal de cette consultation. Basée sur le constat que les étudiants investissent très peu leur vie étudiante et du même fait ne s’y implique pas, cette mesure va permettre à l’OVE de se positionner au cœur de la vie étudiante.

En effet, l’OVE a mis en place depuis quelques années des référents scientifiques dans chaque université, et ce, dans le but de diffuser au mieux les enquêtes ayant une portée nationale. Pourtant, PDE et les associations étudiantes indépendantes souhaitent intégrer dans chaque groupement d’universités, des antennes locales de l’OVE afin de renforcer le maillage des sondages.

De plus, la mise en place de ces centres locaux, travaillant en collaboration avec les attachés d’études de chaque observatoire d’établissement va être en mesure de produire des enquêtes prenant en compte une approche plus globale en intégrant la dimension territoriale et locale.

Dans le cadre de leurs activités, les associations étudiantes, que ce soit pour de la représentation ou des projets, ressentent souvent l’absence de données concordantes avec leurs sujets.

L’OVE tend à s’accorder avec les besoins locaux. En effet, Monique RONZEAU (Présidente de l’OVE) exprimait début 2016, sa volonté de travailler sur une exploitation territorialisée des résultats via des expérimentations. L’OVE souhaite ainsi examiner comment, sans dénaturer la cohérence scientifique de l’enquête nationale, compléter et affiner les données recueillies sur ces territoires et avoir une approche thématique plus fine. De nouveaux thèmes d’étude sont également envisagés.

La réforme en cours au sein de la structure permet d’envisager un renouveau dans les méthodes de sondage et une plus grande accessibilité des chercheurs. Cela rendrait alors possible pour les associations locales et les organisations nationales un accès facilité aux données déjà existantes, et une commande d’enquêtes sur des sujets précis et en adéquation avec leurs centres d’intérêts. Des groupes de travail pourraient être formés avec des chercheurs, des personnels de l’enseignement supérieur et des représentants d’associations représentatives sur l’académie concernée.

Par ces commandes, une base de données plus complète et précise verrait le jour et c’est ce que souhaitent PDE et les associations étudiantes indépendantes.

2.      Créer d’un réseau de veille des initiatives régionales

PDE et les associations étudiantes indépendantes s’accordent aujourd’hui pour exprimer leur satisfaction quant aux initiatives locales menées par les Crous. Ces initiatives sont isolées, les Crous ne bénéficiant pas de retours d’expériences nécessaires à l’élaboration de tels projets. Une part importante des budgets attribués aux Crous est ainsi perdue dans la redéfinition des jalons initiateurs, induisant la plupart du temps, une gestion de projet non optimisée et faisant perdre une partie des financements.

Aujourd’hui, il n’existe aucun système permettant aux porteurs d’initiatives de profiter de l’expérience des autres porteurs de projets. Nous constatons ainsi une grande perte d’informations et de savoirs au cours des années.

Afin de résoudre ce problème, PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent la mise en place d’un service répertoriant toutes les initiatives lancées sur toutes les missions des Crous. Ce réseau de veille sera porté, pour les domaines de compétence des CNOUS par l’OVE. Ce service donnera accès aux projets réussis, mais également en cours, avec divers indicateurs et éléments tels que : les organismes et/ou types de personnes porteurs du projet, le mode de management, la nécessité de financement. Pour les projets terminés, il sera proposé un suivi de projet avec les points forts et points faibles des projets ainsi que les possibles pistes d’amélioration.