Projet CNOUS 2017 – État des lieux et priorités

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Le paysage de l’enseignement supérieur a été sujet ces dernières années à des changements structurels profonds avec l’émergence des COMUE. Dans ce cadre, les Schémas Directeurs de la Vie Étudiante (SDVE) ont été rendus obligatoires pour ces grands regroupements d’établissements. Les SDVE représentent l’espoir de l’amélioration au local des conditions de vie des étudiants avec la prise en compte de leurs attentes et besoins.

PDE et les associations étudiantes indépendantes témoignent néanmoins de manques chroniques sur la scène nationale.

Il est nécessaire de poursuivre le soutien des besoins fondamentaux étudiants : aides sociales étudiantes, logement et restauration. En effet, malgré la création récente des échelons « 0 bis » et 7 puis la suppression de l’échelon 0 en faveur de l’échelon « 0 bis », les bourses sur critères sociaux restent profondément inégalitaires. Malgré les tentatives de développement de solutions alternatives, le système de la restauration est sur une courbe en déclin chronique. Enfin, malgré les promesses de construction de logements étudiants, les régions demeurent inéquitablement pourvues, avec un taux moyen de lit par étudiant de 7,3 % et des disparités de plus de 5 % d’une région à l’autre.

PDE et les associations étudiantes indépendantes ont choisi de s’intéresser, suite à de nombreux retours des associations de leurs réseaux à l’échelle locale, à l’accompagnement de l’étudiant et à la vie de campus. Malgré les aides mises en place par les Crous dans le domaine de la vie étudiante, certains aspects restent à améliorer.

Les étudiants ont besoin de soutien tout au long de leur formation. Cela peut prendre la forme d’aides financières ou sociales, de conseils en matière d’orientation ou pour leurs projets professionnels, de dispositifs de santé, d’accès à la culture ou tout simplement d’établissement d’un lien social.

En ce qui concerne la vie de campus, les Crous jouent un rôle déterminant dans l’occupation de ce dernier par la population étudiante. La présence de lieux de vie sur le campus, comme les restaurants universitaires et cafétérias, mais aussi les résidences et cités universitaires, permet de faire vivre celui-ci et de pallier les besoins primaires de l’étudiant. Nonobstant, l’occupation des campus reste en règle générale limitée aux heures de fréquentation induites par les cours, ce qu’il serait souhaitable de voir évoluer.

Comme indiqué en avant-propos, la communication conditionne la réussite de la stratégie des Crous à fournir des conditions de vie opportunes pour tous les étudiants. Bien que de nombreuses aides soient mises en place, leur complexité ne facilite pas leur intégration et estompe la communication des autres projets. PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent tout au long de ce document de simplifier et d’homogénéiser les démarches et services afin, notamment, de supprimer d’éventuels flous de communication.

La communication est actuellement très disparate de région en région et n’est pas toujours portée à l’échelle nationale lorsque nécessaire. C’est pourquoi nous proposons largement la mise en place de plateformes dématérialisées réunissant tous les services et informations, faciles d’usage et pertinentes pour tous les usagers.

Les élections étudiantes dans les conseils, notamment au Crous et au CNOUS, font aujourd’hui face à de nombreux dysfonctionnements et plus important encore : un désintérêt accru des principaux intéressés.

L’étudiant lambda ne sait pas qui le représente et ne cherche d’ailleurs pas à le savoir. L’importance de la représentation n’est pour lui pas tangible : « un étudiant n’a pas de poids dans un conseil contre vingt institutionnels », voilà ce qui est rétorqué durant les jours d’élections aux militants.

Quant aux élus, la plupart se forment sur le tas, avec un potentiel de communication limité et aucun moyen efficace de consultation des étudiants. Souvent issus des mêmes organisations et présents dans plusieurs conseils, les élus doivent faire face à leur rôle de représentant en plus de celui d’étudiant. PDE et les associations étudiantes indépendantes rappellent à ce propos la présence dans le PNVE du statut d’élu étudiant.

Afin de pouvoir continuer à défendre les intérêts des étudiants un schéma de démocratie plus sain doit être travaillé. C’est ce que la liste « Projet des associations étudiantes indépendantes, porté par PDE » propose.

Les Crous et les associations étudiantes ont toujours eu des liens forts, les premiers assurant des services créés par les secondes. Il apparaît donc nécessaire que ces deux acteurs majeurs de la vie de campus travaillent en étroite collaboration afin que le Crous et les établissements de l’enseignement supérieur développent des services qui correspondent au mieux aux besoins des étudiants. Les associations étudiantes étant là pour faire le relais à la fois du Crous mais aussi des étudiants.

Pour cela, les Crous et les ComUE établissent les Schémas Directeurs de la Vie Etudiante (SDVE) dont les plans d’action restent à définir sur le modèle du Plan National de Vie Etudiante (PNVE). La définition des SDVE ainsi que la mise en place de plans d’action portent un enjeu majeur. Les associations locales sont les experts locaux de la vie étudiante, ils doivent être mis au cœur de l’élaboration des SDVE.