Projet CNOUS 2017 – Restauration

Revenir au sommaire

11.      Améliorer les services de la restauration étudiante

Un problème d’engorgement existe actuellement dans un grand nombre de restaurants universitaires tout en témoignant une baisse chronique de la fréquentation. L’augmentation importante du nombre d’étudiants dans les établissements du supérieur ces dernières années, associé à une mauvaise gestion des flux étudiants dans les restaurants universitaires, sont à l’origine d’un engorgement massif et donc d’une désertification de ceux-ci. À l’origine de cet engorgement coexistent plusieurs problèmes :

  • L’afflux massif d’étudiants généralement à midi ;
  • De longs temps d’attente provoquant un effet entonnoir tant au niveau du service des plats chauds qu’au niveau des caisses ;
  • Les capacités d’accueil de la salle de restauration.

PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent comme solutions :

  • Intégration d’un facilitateur du Crous dans les services de scolarité des établissements afin de proposer un étalement des horaires sur la pause méridienne.

Par exemple, si les étudiants de trois établissements fréquentent un restaurant universitaire commun, le facilitateur se joindra aux réunions préparatoires de la rentrée des établissements afin de les inciter à adopter un découpage en trois plages horaires, et ce, afin de mieux répartir les usagers (avec par exemple les trois établissements finissant les cours à 11 h 45, 12 h et 12 h 15).

  • Afin de pallier l’engorgement des heures de grande fréquentation, les restaurants universitaires les plus surchargés auront plusieurs possibilités :
    • Mise en place d’un système de self-service pour plats chauds avec paiement au poids à l’exemple des restaurants universitaires danois ;
    • Mise en place d’un système de semi-self-service avec la viande servie par un personnel du Crous et les légumes à volonté, servis par l’étudiant ;
    • Généralisation d’assiettes froides équilibrées ;

RuBordeaux

Pour réduire les temps d’attente au niveau des stations de paiement, il pourra être envisagé de mettre en place un système de rendu de monnaie automatique (par machine) ;

  • Mise en place d’un planning de fréquentation moyenne sur une semaine afin que chaque étudiant puisse venir aux meilleurs moments. En particulier, ce planning ressemblera pour le midi à :

planingRU

12.      Mettre en place des distributeurs automatiques de nourriture dans les campus

Les étudiants ont parfois besoin de manger rapidement. Cependant, on constate souvent que la rapidité est liée au manque d’équilibre alimentaire et à des tarifs trop élevés.

Pour cela, PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent la mise en place de distributeurs automatiques de sandwichs frais et équilibrés ainsi que de fruits frais, avec paiement possible via la carte étudiante multiservice. Ces snacks seront proposés à des tarifs sociaux afin que chacun puisse manger équilibré à un tarif raisonnable.

13.      Sensibiliser à la qualité de l’alimentation

Afin de privilégier l’économie locale, mais également de promouvoir les filières de l’agriculture biologique comme le propose le projet de loi Égalité et Citoyenneté (article 192)[1]. Dans la continuité de ce projet, PDE et les associations étudiantes indépendantes proposent, de mettre en place des labels pour signifier aux étudiants les produits issus de l’agriculture biologique et ceux issus de circuits courts. Ces labels seront disponibles sur les menus des restaurants universitaires, mais également sur l’application mobile « Crous mobile ». De même, nous proposons l’affichage d’indicateurs diététiques sur les produits alimentaires.

Nous proposons également la diffusion de guides, qu’ils soient papiers ou bien dématérialisés via l’application, lors des semaines thématiques sur l’importance des circuits courts et sur l’importance de manger équilibré.

 

[1] La Loi Égalité Citoyenneté indique que les établissements publics devront utiliser 40 % de produits originaires de circuits courts et 20 % de produit provenant de l’agriculture biologique dans la composition de leur repas.

14.      L’information au cœur de la restauration

Un nombre non négligeable d’étudiants souffre de problèmes alimentaires liés à des sensibilités, intolérances ou allergies. Une part de la population étudiante suit par ailleurs un régime alimentaire particulier, que ce soit par conviction, culture ou appartenance religieuse. Pour cette raison, un certain nombre d’étudiants rencontrent des difficultés en se restaurant aux restaurants universitaires. D’autres étudiants ont choisi de ne plus fréquenter ces établissements pour cette raison.

PDE et les associations étudiantes indépendantes souhaitent qu’une étiquette-label soit mise en place, contenant les informations suivantes :

  • La présence d’un ou de plusieurs allergènes (gluten, arachide, crustacé, œuf, poisson, soja, lait, fruit à coque, céleri, moutarde, graine de sésame, anhydride sulfureux et sulfites, lupin et mollusque) ;
  • La présence de produits issus de sources animales avec, pour précision, l’espèce de l’animal, et son mode d’abattage.

Cette proposition est en phase complète avec la proposition relative à l’étiquetage d’indicateurs responsables. Pour ces deux propositions, il est souhaitable d’utiliser des affichages physiques réutilisables et d’adapter les menus affichés sur l’application « Crous mobile ».

Sensibiliser à une alimentation équilibrée

D’après une étude menée par le SIUMPPS de la Sorbonne sur quatre universités, 48 % seulement des repas du midi sont équilibrés. L’alimentation participant grandement à la santé et au bien-être, il est important que tous y soient sensibilisés. La plupart mangent des sandwichs le midi, ce qui est assez représentatif de la part des fruits et légumes dans l’alimentation étudiante.

typeDejeuner

Une campagne de communication dans chaque restaurant universitaire et cafétéria ainsi que sur les réseaux sociaux doit être lancée dans le but d’informer la population étudiante sur les principes de l’équilibre alimentaire.

PDE et les associations étudiantes indépendantes souhaitent rendre la démarche plus ludique. Ainsi, des cours de cuisine peuvent être proposés par les chefs des restaurants universitaires. En plus de les inciter à bien manger, cela permettrait aux étudiants de se refamiliariser avec les rudiments de la cuisine ou de se perfectionner.

labelCrous