« Un engagement national sur la croissance de la réussite des étudiants est possible » suite aux propositions de PDE

PDE (Promotion et Défense des Étudiants, organisation représentative étudiante asyndicale) a été reçue aujourd’hui par le directeur de cabinet de la ministre Najat Vallaud-Belkacem, Bertrand Lejeune, et Jean-Baptiste Prevost, conseiller affaires sociales et vie étudiante de la ministre, afin d’avancer les discussions en cours sur l’insertion et la réussite des jeunes.

Réussite et insertion professionnelle des étudiants

PDE propose aux ministres Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon de réunir l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur pour définir des engagements de croissance sur la réussite et l’insertion professionnelle des étudiants. En effet, le nombre d’étudiants étant en forte croissance (2,6 millions aujourd’hui, près de 3 millions prévus pour 2024) et les moyens n’évoluant pas en proportions égales, PDE s’inquiète de l’impact de cette hausse du nombre d’étudiants sur le niveau du diplôme obtenu et la qualité de l’enseignement.

PDE propose cette concertation afin qu’un effort collectif soit effectué, par des actions spécifiques (par exemple sur le fort taux d’échec en licence) et en fixant des objectifs à l’échelle des établissements. Une union nationale derrière ces engagements enverrait par ailleurs un signal fort à l’international sur l’investissement de la France dans l’enseignement supérieur, à deux ans de la conférence de Paris sur le processus de Bologne (espace européen d’enseignement supérieur).

Selon le cabinet de la ministre, « un engagement est possible » une fois les dispositifs techniques d’une telle mesure établis (suivi des indicateurs, contractualisation avec les établissements, plans d’action spécifiques…).

PDE a également proposé des mesures sur l’orientation des futurs bacheliers et étudiants, comme notamment un pilotage commun entre les régions, regroupements d’établissements et académies.

Entrepreuneuriat

A l’heure où la question de l’emploi est en plein débat, PDE préconise le développement de la culture entrepreneuriale au sein de l’enseignement supérieur et de la recherche. Aujourd’hui, le diplômé est davantage perçu comme un futur salarié qu’un potentiel créateur d’activité et d’emploi.

Aussi, PDE propose de créer ou rattacher des incubateurs dans chaque regroupement d’établissements et d’inscrire le développement de la culture entrepreneuriale comme une de leurs missions dans le code de l’Éducation (pour élargir le plan PEPITE).

Aides sociales

Selon une étude de l’INSEE, 1 étudiant sur 2 exerce une activité salariée. Toujours selon l’INSEE, une activité supérieure à 15h hebdomadaires nuit drastiquement aux chances de réussite de l’étudiant (1 sur 4 concerné).

PDE souhaite que l’attention du gouvernement soit portée sur ces étudiants qui travaillent pour financer leurs études et en particulier à deux niveaux :
– La prime d’activité accordée aux étudiants est source d’inégalités et incohérente avec la poursuite d’études (il faut percevoir un salaire de plus de 890€/mois pour la toucher et donc travailler plus de 20h par semaine). PDE souhaite que l’enveloppe allouée à la prime d’activité soit fléchée différemment, par exemple en complément d’activité ;
– Le développement de l’emploi étudiant au sein des établissements, par l’exonération des charges payées par l’établissement.

PDE sera reçu par les ministres à Matignon lundi pour porter ces propositions.

Contacts presse
Quentin PANISSOD, Président – 06 64 69 67 73 – president@pde.fr
François GAUDRÉ Vice-président – 06 24 87 82 29 – vice-president@pde.fr

Posted in Communiqués de presse, Publications.